Sous le soleil d'un vendredi 13...

Publié le 15 Décembre 2013

Je ne suis pas cliente de toutes ces croyances de bonnes femmes qui vous empêchent de passer sous les échelles, de croiser un chat noir et tout un chapelet de contraintes imbéciles qui, si l’on n’y est pas attentif, vous plongent dans 7 ans de malheur, attirent le mauvais œil sur vous ou portent la poisse jusqu’à la fin des temps.

Cependant, après ce week-end faisant suite à un vendredi 13, je m’interroge…peut-être devrais-je être plus attentive à tous ces signes diaboliques.

Mamie (celle de mes enfants, en fait) étant venue nous rendre visite au Brésil, nous nous devions de lui faire découvrir les charmes de nos côtes ensablées. Réservation était donc faite depuis 15 bons jours dans un hôtel plongé dans la forêt tropicale, en bord de mer, avec plage privative et tout le toutim… de quoi marquer des points auprès de belle-maman sur mon compteur de belle-fille préférée (‘pas beau, hein ? Mais quand on est loin, on fait avec les moyens du bord…).

Le week-end approchait à mesure que grandissait mon excitation de poser mes fesses blanches dans le sable, un cocktail à la main et des idées de vacances plein la tête.

Jeudi, j’avertis l’hôtel que nous arriverions le lendemain en fin de journée. Réponse de la standardiste : « Comment ?? Mais nous vous attendons ce soir !! ».

Enfer et damnation ! Je m’étais trompée d’un jour dans ma réservation ! Mue par un esprit plein d’optimisme, je demandais donc à déplacer celle-ci : « Plus de place. », fut la seule réponse à cet optimisme utopiste. Et après 48 échanges de mails, je compris enfin que j’avais perdu, avec mon week-end, les arrhes versées, la considération de mes proches et tous mes rêves de bien-être.

Déterminée comme pas deux, je passai donc ma pause déjeuner à téléphoner, supplier d’autres hôtels et expliquer mon besoin de farniente. Tous étaient insensibles à ma détresse et surtout remplis par des chanceux moins étourdis que moi.

Ma recherche s’arrêta quand mon téléphone se vida de toutes ses unités et que mon opérateur m’informa qu’il ne pouvait malheureusement pas remédier à ce problème. Impuissante devant cette injustice technologique, je chargeai mon dévoué chéri de terminer ma lamentable aventure téléphonique. Et là, bonheur et émotion, c’était bon pour le lendemain : un appartement tout neuf et sublimement libre nous attendrait…jusqu’à midi seulement…ce que nous ne savions pas encore en arrivant, la bouche en cœur à 13 h. Il avait déjà était loué à plus matinaux que nous.

Sous le soleil d'un vendredi 13...

On nous attribua finalement une petite chambre avec matelas par terre et sanitaire commun sur le palier…de quoi épater mamie !

Femme avisée en valant trois, je pris, par précaution, un cachet antihistaminique, car les odeurs de moisi de la chambre n’inspiraient pas confiance à ma nature allergique. Bizarrement, au bout d’un certain temps et sans aucune caipirinha dans le cornet, tout commençait à tanguer autour de moi…valse des objets, incompréhension des situations… j’avais l’impression d’être l’héroïne d’un mauvais film de série B, droguée à l’insu de mon plein gré. Et dans ce flou, je compris.

Je compris ma bêtise : le cachet que je croyais être un anti-allergique était en réalité mon remède magique pour prendre l’avion. J’étais, petit à petit, en train de sombrer debout dans les bras de Morphée, qui ricanait déjà de ma stupidité, ou du mauvais sort qui s’acharnait sur moi. 20 h, donc, au lit, pas de diner et un sommeil lourd comme une enclume.

Pour faire court (je sais, c’est pas trop vrai !), je passerai les 2 heures d’attente au resto pour cause de formation d’apprentis en cuisine et le changement de bateau pour rentrer, après un contrôle surprise de l’inspection navale…

Sous le soleil d'un vendredi 13...

Je crois que vendredi 13 a eu fini d’étendre ses longs bras de malheur quand une chenille toute poilue est tombée d’un arbre sur mon passage… m’évitant de 10 cm ! Le cercle infernal était brisé, mais je vais quand même essayer d’éviter les chats noirs ou les échelles pendant un moment !

Rédigé par Marianne Mamagalo

Publié dans #C'est la vie!

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Nobmach Leon 16/12/2013 10:29

Bravo, malgré tes emmerd d'organisatrice, on sent bien que, maintenant, tu es habituée à ce beau et grand pays que vous avez choisi (?), malgré des habitudes de vie qui vous étaient étrangères, une autre langue, chantante, elle aussi, comme les danseurs, qui semblent toujours heureux. Bravo, profitez en bien.

Une petite question que je me suis posée en lisant ton texte, quand tu parles d'une chenille toute poilue qui est tombée d'un arbre sur ton passage... t'évitant de 10 cm, à peine. Question que je suis posée alors : la chenille, mesurait-elle 97 cm ? pesait-elle plus de 20 kilos ? Bisous.

Marianne Mamagalo 17/12/2013 16:11

C'est surtout l'inattendu des voyages ... ou de mon étourderie qui devrait me servir de leçon!

Anne Corson 17/12/2013 09:32

L inattendu des voyages... comme qui dirait ca forme la jeunesse... Biz

Marianne Mamagalo 16/12/2013 13:17

C'est bien ça : une chenille préhistorique d'au moins 2 mètres 50 qui a failli m’assommer!

Moukai 16/12/2013 06:36

L'organisation.....c'est une affaire d'homme !!!!! Bises à vous. Tu m'as bien fait rigoler.....

Marianne Mamagalo 16/12/2013 13:16

ça dépend des hommes...enfin, j'me comprends!