A poils!

Publié le 5 Juin 2013

L’hiver, on le sait, est l’occasion pour les esthéticiennes de souffler un peu, voyant leur clientèle diminuer de façon inversement proportionnelle à la croissance des poils de celle-ci. Ne dérogeant pas à cette règle tacite depuis que je suis au Brésil, je me laisse donc aller, dès que la période est plus propice au pantalon qu’à la mini-jupe, à la friche  de ma toison corporelle, ce en quoi, je n’ai même aucun complexe vis-à-vis de mon gentil mari, qui essaie pourtant de me vanter les mérites d’une jambe douce et dénuée de tout attribut d’ordinaire masculin.

C’est donc accoutrée de cette fourrure hivernale, que je me rendis, accompagnée de mes 2 loustics chez le dermatologue, qui, en plus d’être médecin, doux et parlant superbement le français avec un léger accent brésilien, se voit d’être doté une beauté de poupon angélique, tout à fait craquante.

Nous venions pour les désagréments dermatologiques d’un de mes deux enfants, mais j’en profitai pour toucher deux mots au sujet d’une grosseur revenant de façon récurrente se loger sous ma fesse…juste dans le pli, au-dessous de l’élastique de ma culotte Petit Bateau aux mille couleurs délavées au fil des lavages et du temps. Culotte, qui va, bien évidemment, avec la panoplie de la jeune femme usée par les séances chez l’esthéticienne, les cours d’abdo-fessiers et les élastiques de string qui lui scient l’inter-fessier : il faut bien que l’hiver pénètre aussi dans notre garde-robe !

Je me devais donc de parler de ce bouton disgracieux à mon médecin, car je pensais aux beaux jours, où mon arrière-train serait exposé au soleil et aux regards des passants plagistes et aux éventuelles maladies aux noms imprononçables que mon hypocondrie me faisait envisager.

Je me retrouvai donc debout, le pantalon aux chevilles, comme une exhibitionniste ridicule, soulevant ma fesse d’une main, se voulant la plus négligée possible, avec mes deux filous d’enfants, à genoux sous le postérieur maternel, gloussant comme deux dindes et pour achever ce tableau pathétique, mon beau médecin courbé en deux avec sa loupe géante hyper-grossissante et sa lumière surpuissante en train d’observer mon furoncle violacé et mes poils longs de 2,50 m au moins. Laurent s’interrogea plus tard sur la possibilité qu’avait le docteur d’entrevoir mon bubon sous cette toison jambière…

Il faudra que je songe à trouver une nouvelle adresse de dermato…

pancarte-poil.jpg

Rédigé par mamagalo

Publié dans #C'est la vie!

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Caro T 05/06/2013 22:57


 


Je comprends ton problème ma pauvre Marianne ! Ca fait plus d'un an que j'ai une ordonnance pour des séances chez le kiné afin de décoller ma vilaine cicatrice de césarienne et je n'ai pas
encore réussi à me décider sur la nécessité ou non d'un défrichage préalable de la zone en question...


Caro T


PS :il est temps que tu crées une rubrique « dépoilage » dans ton blog car tu as déjà au moins 2 articles sur ce sujet il me semble !

sandy 05/06/2013 22:41


Quelle délicieuse autodérision ma belle! Je suis sûre que même avec ta couverture de poils ton dermato t'a trouvée très sexy!! Et ce bouton, rien de grave au moins?! Allez à très vite au bord de
la piscine de Pechbusque avec ou sans poil mais avec une furieuse envie de faire la fête!!

Marie mon-nid 05/06/2013 20:48


Et tu es donc ressortie, toujours aussi poilue, mais en plus, rouge fluo au niveau des joues !??

mamagalo 05/06/2013 20:55



Ca c'est sûr! C'était du glamour de magasine people!!