Et le César est attribué à...

Publié le 3 Mars 2012

Il y a quelques temps de cela, nous fûmes invités à manger chez un couple de collègues français. Leurs enfants et les nôtres s’entendant assez bien, la soirée est assez relax pour nous, les adultes (caipirinha-noix de cajou, enchaînés, sans interruption, avec le porc au caramel préparé par Lolo…facile). Et puis, la soirée traînant en longueur et les enfants ayant testé tous les jeux et usé tous les sujets de conversation qu’ils avaient en stock, nous commencions à entendre de plus en plus de récriminations de nos bambins, l’un ayant embêté l’autre, qui, « Non, c’est pas vrai, c’est lui qui a commencé ! »…refrain, oh ! Combien doux à nos oreilles de parents.

Nos hôtes décident donc de sortir l’arme ultime pour fin de soirée : le film.

Et c’est là que la vie cinématographique de nos deux merveilles a basculé : ils ont découvert Louis de Funès…

Notre collègue étant un amateur des films de cet acteur phare des années 60-70, il doit en posséder une bonne douzaine, que nos garçons, dès qu’ils sont invités chez lui, ne se lassent pas de regarder.

Moi qui avais banni ces films, un peu trop grimaçants à mon goût, de ma sélection des vidéos qu’on peut regarder en famille ! Finalement, j’ai revu avec plaisir la scène où Rabbi Jacob danse dans une rue, au milieu de la communauté juive d’un quartier parisien. Mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le fou rire de Gaspard à la vue d’un Louis de Funès tout englué de chewing-gum, et essayant de se relever d’un fauteuil collé à son pantalon, ou l’émerveillement de Matias quand Yves Montand, dans « La folie des grandeurs », se bat contre plein de méchants, à l’air vraiment méchant.

Le père Noël s’est donc laissé convaincre de porter un coffret de trois films avec Louis de Funès, dans les chaussons de Matias.

Et c’est avec une émotion non dissimulée que je vous fais part de mes premières conclusions en tant que critique cinématographique après le visionnage, ce matin, de « La soupe aux choux », 30 ans après sa création : un scénario impeccable qui raconte la venue d’un extra-terrestre benêt à chaque fois qu’un habitant de Saint Gourdiflots (je ne l’invente pas !!) va péter dans son jardin, un jeu d’acteurs formidable (avec un Jacques Villeret qui marche en se dandinant et qui glougloute comme un dindon),soupe chouxdes costumes dignes de ceux de la Comédie Française et surtout des dialogues d’une recherche et d’une intensité rares (je cite : « Y faut qu’on pète ! »). 

 

Bref, un film odorant et sonore…et qui fait bien rire nos enfants.

 

 

 

 

 

 

 

Moi qui voulais les ouvrir à la culture et la poésie du film en noir et blanc…pour l’instant, je ne peux pas lutter avec mes films de Charlie Chaplin ou Buster Keaton !

Rédigé par mamagalo

Publié dans #La famille - les enfants

Repost 0
Commenter cet article

Sandy 10/03/2012 21:16

Costume de spiderman qui a eu un effet terrible sur les mamies et les filles de tout âge d'ailleurs lors de la cavalcade de carnaval dans les rues de Maureillas la semaine dernière!! bon ça ne vaut
pas le carnaval brésilien mais c'était quand même un grand moment!. Bisous a vous 4!!

sandy 04/03/2012 17:43

Oui, il semble plus avisé de conserver Méliès pour plus tard!! Chez nous, la découverte de ces vacances de février a été "la guerre des boutons" version originale!! Et franchement ça a été un grand
moment!! Depuis on entend régulièrement les filles chantonner "mon pantalon est décousu, si ça continue on verra mon.." ou encore "ouh mais il est rond comme un boudin mon frère!!". Là aussi de la
poésie pur jus!! La scène de danse de Rabbi Jacob a aussi été une belle découverte pour Amaïa il y a quelque temps!! un peu de classique quoi!

mamagalo 10/03/2012 03:44



Serait-ce donc mon filleul qu'on traite de boudin rond, alors qu'il paraît si élancé et musclé dans son petit costume de Spider-man!! Mon petit bouchon, ne te laisse pas faire par toutes ces
filles qui continueront encore à t'embêter pendant longtemps...