L'île du miel

Publié le 25 Septembre 2011

Il y a quelques temps c’était la fête nationale, au Brésil. Et je ne remercierai jamais assez notre Napoléon national, qui, ayant décidé d’occuper le Portugal, poussa le prince régent de celui-ci à s’installer, ici, sous les tropiques en 1807 pour gouverner sous de meilleurs auspices, nous permettant ainsi, de fêter dignement une indépendance bien méritée pour le Brésil, le 7 septembre.

ilha.jpg

Pour ces 5 jours de feriado, nous sommes donc allés à Ilha do Mel, si bien nommée « l’île du miel », certainement parce qu’elle a le goût sucré de la paresse et la douceur du sable de ses plages et de ses chemins.

Car ici, pas de voiture, que des ruelles de sable, des plages, des maisonnettes colorées, le chant des oiseaux et des plantes aux noms évocateurs : palmiers, orchidées, bananiers… Je crois que j’ai trouvé mon paradis !

oiseaux

L’arrivée n’a pourtant pas été sans embûches : départ peu après la journée de classe, le mardi soir (j’étais vraiment pressée de m’extirper du bruit et de la cohue urbaine !). En ce moment, le soleil se couche vers 18 heures, donc rapidement, nous roulions dans la nuit sous des trombes d’eau : dantesque…. :l’autoroute  appellation purement brésilienne qui n’a rien avoir avec celles de notre chère France (piétons ,cyclistes, scooters et camions des années 60 look Cuba roulant à 40 km/h y sont présents).Notre GPS, tout fraîchement acheté, nous indiquait parfois des destinations fantaisistes (le logo sensé représenter notre voiture se mettait à rouler au milieu des champs, de temps en temps). Ignorant donc l’itinéraire qu’il préconisait, nous ne nous fiâmes qu’à notre sens de l’orientation, fort développé (en ce qui concerne Laurent), de façon générale. Résultat : nous avons fait un détour de 25 km environ, en ligne droite et parsemé, tous les 400 m de dos d’âne. Cela nous coûta de rouler 45 min de trop !

Nous voilà arrivé à 21h au débarcadère qui semblait désert, avec nos deux enfants, notre surf, nos deux valises et quelques autres petits sacs : il fallait trouver un bateau pour nous conduire vers notre eden. Finalement, nous trouvâmes un groupe de brésiliens-bières-à-la-main qui nous ont invité à se joindre à eux sur un bateau qui allait bientôt partir.

Super ! Moi qui voyais déjà poindre l’ombre de Mister Bean…je me sentais nous rapprocher du but.

C’était sans compter sur la houle qui remuait le bateau de haut en bas, de façon abominable et qui allait, sous peu, me faire vomir de façon non moins abominable ! Ce ne fut pas le cas, car des geysers d’eau sortant du moteur nous obligèrent à nous arrêter quelques minutes, laissant un peu de répit à mon estomac, au mécanicien du temps pour faire une réparation de fortune avec sa clé à molette et à nos compagnons de voyage l’occasion de resservir un  whisky bien dosé.

L’arrivée à bon port n’en fut donc que plus agréable…

plage

Nous étions logés dans une ‘pousada’ (sorte de chambre d’hôtes) tenue par le charmant Victor Hugo (si, si !) et sa gentille femme. Nous avons mangé dans des petits boui-bouis constitués de quelques chaises et tables en plastique et d’un barbecue posés sur le sable où l’on pouvait déguster des viandes grillées accompagnées de pain !

Nous avons surfé, fait des châteaux de sable, pris le bateau et exploré des sentiers sableux ou faits de sac remplis de sable et posés les uns à côté des autres, façon pavés.

Gaspard, le dimanche matin, a commencé à pleurer à chaudes larmes en pensant au retour et en nous expliquant combien il était important qu’il reste vivre ici, où tout était si bien. Il n’avait peut-être pas tort…gasp_plage.jpg

Rédigé par mamagalo

Publié dans #Voyages

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Elpapy y Lamamy 23/10/2011 14:05


Dis à Gaspard qu'il lui faudra bien rentrer un jour puisque son papy et sa mamie voudraient bien le revoir... ainsi que ses copains.


Kiki of seahouse 04/10/2011 20:58


Très belles photos et mon esprit(?) vagabonde en te lisant ..


NOPIPA 26/09/2011 19:15


C'est la découverte permanente : il vous reste encore beaucoup de choses à voir. Bravo ! Quelles que soient les difficultés, vous allez découvrir quand même le monde : malgré le GPS qui déconne,
l'encombrement des autoroutes par les piétons, les lapins qui traversent, la tempête qui va vous envoyer ailleurs, le pilote qui picole avec ses copains, malgré tout cela, vous allez découvrir le
Nordeste, et peut-être aussi lo Sudoveste, puis le Nordosud, puis l'amazonie et enfin peut-être lo Québec 'c'est un peu plus loin....Aciao ! Bisous


marie-laure 26/09/2011 10:32


T'en fais pas Gaspard, tu y reviendras...
Gros bisous à tous.