Maudit vendredi!

Publié le 15 Avril 2012

Le vendredi saint fut, en réalité pour nous, un vendredi maudit…

Nous avions découvert, la veille, avec terreur, la pousada que j’avais mis tant de temps à choisir (les photos peuvent être parfois trompeuses). En fin  de compte c’est une pousada crasseuse où le propriétaire, peu accueillant, semblait avoir oublié notre venue, le tout assez bruyant et surtout dépourvu de petit déjeuner normalement offert dans toute pousada qui se respecte.

Nous voilà donc partis, vendredi matin, en quête d’un petit déj’ digne de ce nom : un premier bar vantait les mérite de son « cafe da manhã ». Nous y commandons donc des jus de fruits frais, déjà mis en appétit par les odeurs qu’exhalaient la cuisine commune de notre pousada où quelques locataires avaient commencé à préparer le repas de midi à grand renfort de matières grasses, de friture et autres produits culinaires aux odeurs nauséabondes de si bon matin (j’avais en effet oublié de préciser que notre réveil avait été très matinal à cause de ces mêmes voisins de chambre qui s’étaient mis à « skyper » dès le lever du soleil…et, qui plus est, la connexion semblait d’autant plus mauvaise que notre attentionné voisin était obligé de hurler dans son microphone !). Nous voici donc, à la recherche d’un peu de confort et de bien-être dans ce petit bar avec vue sur le port. Les jus servis, la dame au comptoir, nous indique que nous avions vaguement le choix entre des saucisses roses fluo ou des sandwichs sous blister pour tremper dans notre thé ! Nous buvons donc, en vitesse, nos jus, pour finalement atterrir dans le bar d’à côté qui, lui, nous permit de manger à notre faim.

Forts d’un grand entrain touristique, nous étions bien décidés à écumer tous les lieux mythiques de Rio. A commencer par le « pain de sucre ». Des bus passant régulièrement au bas de notre immeuble, nous préférâmes ne pas nous entasser tous les 6 dans un taxi et opter pour cette option plus économique. Justement, un bus dont l’affichage électronique précisait « Pão de açucar », se présenta rapidement. Le chauffeur nous confirma qu’il allait bien à cet endroit, devant trouver en son for intérieur que, décidément, ces touristes sont bien bizarres et paresseux. En effet, je venais juste de finir de payer nos 6 tickets qu’il nous indiqua (au bout de la rue !) que nous pouvions descendre…200m à 12 réais 80, nous en rions encore !! Notre pousada était donc adossée à la fameuse colline !

Arrivés au pied du pain de sucre, nous aperçûmes une queue interminable qui dépassait bien les limites des barrières posées devant la billetterie, se prolongeant sur le trottoir sur une cinquantaine de mètres…Ce serpent tortueux ne ferait pas de nous sa proie : nous décidâmes alors de passer au plan B, le Corcovado. En taxi cette fois-ci !

Pour faire passer la déception de n’avoir pas pu prendre les téléphériques pain sucrequi font l’ascension du pain de sucre, nous reportâmes l’attention de nos chérubins sur le petit train rouge dans lequel on doit monter pour aller voir le Cristo Redentor. L’excitation était à son comble quand, à la caisse, la gentille dame nous expliqua que le prochain train partait dans 1h30. Le sort s’acharnait…un taxi nous y amena donc.

Pas de petit train pour le Corcovado ? Ne vous inquiétez pas, nous irons chercher celui du quartier Santa Térésa ! Car Rio est pleine de ressources pour les enfants avides de sensations fortes.

Après un peu de marche, nous trouvons le métro pour arriver à l’endroit présumé où se trouvait le célèbre tramway jaune… Pas de tramway : il s’était renversé sur la voie, quelques temps auparavant et les habitants du quartier de Santa Teresa étaient d’ailleurs entrés dans une lutte contre le pouvoir qui, lui, ne voyait pas l’intérêt de réhabiliter ce vieux tas de ferraille qui peinait tant à grimper les rues si raides de ce joli quartier. Donc, taxi.

tramway.jpg

Pour terminer cette journée mémorable, le père de Laurent proposa d’aller se reposer un peu à la plage et achever ainsi notre tournée touristique en visitant Copacabana. Un taxi (encore un !) attrapé à la hâte dans la rue, nous déposa, non moins rapidement, à un feu rouge, nous obligeant à sortir à toute vitesse avant que le feu passe au vert. Après quelques mètres parcourus vers la plage et me trouvant bien légère, je m’aperçus que j’avais oublié notre sac à dos dans le taxi. Contenant toutes nos affaires de plage, il ne nous manqua finalement pas tant que ça, car après une dizaine de minutes les pieds dans le sable, nous fûmes contraints de quitter les lieux, délogés par une belle averse qui se déversa sur nous.

Résultat de la journée : une extrême fatigue, mal aux pieds, quatre maillots et 3 serviettes perdues et quelques souvenirs, qui, après coup nous font bien rire…

Rédigé par mamagalo

Publié dans #C'est la vie!

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

ivan 31/05/2012 00:21


... et oui c'est ça de voyager avec LOLO el gato negro...

sophie 31/05/2012 00:02


En tout cas, moi j'en pleure encore de rire!!!!


Bisous les amis

NVJ Tchamboun 30/04/2012 11:54


Vous auriez dû essayer, quand vous étiez devant ce pain de sucre surmonté d'un nuage de lait (et non pas surmonté ,par une perruque de paille jaune, comme le suggérait un lecteur inattentif de
votre blog), vous auriez donc dû essayer de commander une citerne de café (c'est bien une spécialité brésilienne, le café ?) plus une biscotte de 3 hectares et demi et inviter les touristes
présents à un petit déjeuner GEANT!

mamagalo 02/05/2012 03:51



Cette spécialité brésilienne dont tu parles n'existe en réalité que dans les rayonnages des hypermarchés français! Ici, le bon café est réservé à l'exportation : il ne nous reste que la lavasse
et les yeux pour pleurer...



capel 18/04/2012 22:21

Cela va vous faire de sacrée souvenir pour les années avenir BISOUS à vous4