Un pieu voyage

Publié le 9 Août 2012

Rentrés du Guatemala avec plein de beaux souvenirs et de jolies images en tête, nous repartons au Nord du Brésil, fuyant le temps humide et froid de Curitiba.

Deux avions, quelques heures d’attente et de mauvais sandwichs avalés à l’aéroport de São Paulo plus tard, nous atterrissons à Fortaleza. La chaleur nous tombe dessus dès la sortie de l’avion.

Un chauffeur de taxi, prévenu à l’avance que nous avions tout un attirail de planche à voile à transporter, nous attendait avec un petit écriteau sur lequel était inscrit notre nom (je pensais qu’il n’y avait que dans les films qu’ils faisaient ça : l’héroïne attendue par l’espion portant haut le panneau avec le nom d’emprunt de celle-ci !). Notre chauffeur n’avait rien d’un espion, arborant un tee-shirt ITALIA et portant un bermuda et des tongs si usées qu’on aurait dit qu’il marchait sur des enveloppes.

On s’y attendait : il n’avait ni un super van, ni même de barres sur le toit de sa voiture pour charrier les 35 kg de matériel de Laurent. Mais, ici, bercés par cette nonchalance toute brésilienne, tout fini par s’arranger… On attache tout cela comme on peut, directement sur le toit du véhicule et nous voilà parés pour 2h30 de route jusqu’au spot, où notre planchiste familial pourra assouvir toutes ses envies de surf et de sauts dans les vagues, de virements de bord et de sensations fortes.

C’est dans une voiture aux couleurs du Christ que nous pénétrons : un Jésus de 50 cm de hauteur, bras en croix, semblant bénir tous les habitants éphémères de l’habitacle, est collé au beau milieu du pare-brise. Trois rosaires sont suspendus au rétroviseur, à l’endroit où d’autres accrochent des dés en mousse ou les premiers chaussons de leur bébé. Pour parfaire ce tableau pieux, c’est un chauffeur empreint de religiosité qui nous mène jusqu’à bon port, se signant dès que nous passons devant une église ou un cimetière, empoignant les rosaires, avec une petite prière à l'appui, avant de partir et rendant grâce à Dieu, les paumes tournées vers le Ciel, lorsque sa voiture s’arrête sur le parking de notre pousada, pour ce voyage sans encombre.

Je ne sais pas si Dieu y est pour quelque chose, mais voici notre petit Paradis, pour ces quelques jours :

 


Icaraïzinho

Icarai de Amontade

Rédigé par mamagalo

Publié dans #C'est la vie!

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Loucastanol 22/08/2012 16:10


L'avantage de ton chauffeur, c'est que vous rouliez "protégés". Plus sérieusement, je dois dire que votre chauffeur me rappelait le temps où j'étais enfant, en France.

sandye 11/08/2012 19:26


Tout juste rentrés de Begur sur la Costa Brava parès ue semaine de camping, je dois avouer que je suis jalouse de ce panorama! Même si on n'est pas à plaindre : entre les plages de criques, la
pêche au crabe avec les enfants, les tapas accompagnés de concert pendant les fêtes de quartier et les repas à 17 au camping (et des enfants qui se battent pour faire la vaisselle, si, si!!), on
a passé une semaine de ouf! ON pense bien à vous et même si c'est moins dépaysant j'espère qu'on aura très vite l'occas' de se faire une semaine de camping sur une des côtes près de chez nous!!

mamagalo 11/08/2012 20:48



J'ai justement bien pensé à vos grandes tablées animées, en me disant que je goûterai moi aussi bientôt à ces plaisirs de vacances!