Un vendredi saint sous la protection du Christ

Publié le 8 Avril 2012

Une semaine de vacances avec la famille de Lol, ne m’a pas permis de tenir le blog à jour, mais, en revanche, de revenir avec des images plein la tête.

On a voyagé en voiture, en bateau, en avion, en métro et même en bus, depuis les jolies plages d’ilha do mel jusqu’à « la cité merveilleuse » qu’est Rio.

Je ne peux d’ailleurs pas commencer ce compte-rendu par autre chose que par le récit de ma rencontre avec le Christ…

Le Cristo Redentor, perché en haut du Corcovado faisait face à notre pousada, ne se dévoilant que lorsque les nuages étaient poussés vers d’autres cimes par le vent. Nous avions donc déjà été présentés, mais il nous fallait quand même savoir quelle vue pouvait bien avoir ce Jésus de pierre de la vivante Rio.

Après quelques virages pris à vive allure, quelques feux orangés-rouges grillés et des nids de poules passés à toute vitesse, notre chauffeur de taxi nous déposa enfin au sommet du Corcovado. Plus qu’une trentaine de marches nous séparaient de la statue à la silhouette en croix.dos

 

On arrive par derrière, traitreusement. Vu de dos, ce Jésus géant me faisait penser à Laurent quand il s’apprête à faire le saut périlleux avant dans la piscine.

 

Et puis, après quelques mètres difficiles à faire tant la foule est dense, on Lui fait face. L’impression est grandiose ! On est partagé entre le calme que procure cette figure sereine et ces bras protecteurs grands ouverts et le sentiment qu’on est vraiment tout petit au pied de ces tente mètres de pierres, d’autant plus que la sensation s’est renforcée : on dirait bel et bien qu’il va le faire son saut de l’ange.

 

 

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Et ces mains, ouvertes en signe d’offrande et de bénédiction, mais surtout larges et épaisses comme des mains de bûcheron, que le plus espiègle des polissons fuirait de peur  d’une correction.

 

 

 

 

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Et ce visage au menton bien marqué, aux contours anguleux et au regard vide et froid, parait être indifférent aux facéties des touristes ou aux souffrances de ces cariocas d’en bas.

 

 

 

Et finalement, quand on prend le temps de regarder ce que lui admire à longueur de journée, on comprend mieux qu’il reste songeur : allongée à ses pieds, cette baie de Rio somptueuse et immense, le Pain de Sucre qui lui fait face avec un nuage accroché à son sommet, lui donnant l’air d’un champignon, les favelas, entassement de cabanes les unes sur les autres, qui grimpent sur les collines alentour et les immeubles alignés comme des dominos signe que Rio  est une ville prospère. Tout cela sur fond de chants religieux entonnés à l’unisson par des brésiliens, à l’occasion d’une messe de plein air donnée en l’honneur de notre Christ qui, en ce vendredi saint, méritait tous les hommages.

 

 

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Rédigé par mamagalo

Publié dans #Brésil

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NoViJe Tchamboun 30/04/2012 16:31


Le paysage est magnifique même si je ne le vois pas, la statue est très grande, le Christ bénit sans dire un mot le monde entier qui commence là, devant lui et Marianne et nous, sommes dans
l'enchantement d'un site, d'un personnage et d'un moment exceptionnels.

kikiofseahouse 17/04/2012 21:18

¡Caray! Après ce descriptif qui m'a donné l'eau à la bouche, j'attendais LA photo de la baie de Rio !

mamagalo 18/04/2012 19:58



Tu l'auras voulu, dans le prochain article, tu l'auras!



justine 11/04/2012 11:17

En voilà qui sont heureux dans leur vie de globe touristes. Marianne et le vendredi saint, c'est plus sage que l'épilation mais c'est un beau moment.Pense à ceux qui tel jésus portent leur croix et
surtout des piquets sous la pluie et le vent... avec des poils aux pattes !

capel 09/04/2012 14:28

bien MARIANNE pour un vendredi saint.