Western

Publié le 23 Janvier 2012

De retour au Brésil, nous faisons une petite halte à Curitiba, le temps de changer, dans nos valises, les pulls par des marcels, les bottes fourrées par des tongs et les pantalons par des shorts hawaïens. Deux avions et une longue attente à l’aéroport de São Paulo plus tard (ce dernier dans lequel nous avons eu le temps de tester que le sol est idéalement lisse pour les courses de toupies ou de voitures à friction !), nous voilà à Natal où un taxi vient nous chercher pour encore 1h30 de route avant d’arriver à la Mecque du windsurf, LE Spot dans lequel le dieu vivant de la planche a élu domicile, bref le lieu que nous ne pouvions pas ignorer plus longtemps au cours de notre séjour brésilien !

Nous voici donc dans le taxi du « Gaucho »  (un descendant de cow-boy d’une région du sud du Brésil), discutant joyeusement du plaisir de vivre  dans le Nordeste où il fait toujours si chaud et où les gens sont si accueillants, lorsqu’un bruit et un soubresaut de la voiture obligent notre chauffeur à stopper son véhicule sur le côté de la route. Capot levé, le gaucho se penche pour voir ce qui ne va pas avec sa petite protégée, se tortille un peu pour resserrer trois boulons et vérifier que tout les tuyaux sont bien enfoncés…le verdict tombe : une courroie a lâché, on doit rester là à attendre que la mort vienne nous cueillir.

cactus

Nous voilà, en effet, en panne au beau milieu de nulle part, à 13h, sur la BR101, route la plus longue du Brésil, qui va de l’Uruguay jusqu’au Nord du Brésil. Pour vous donner une idée, on se croirait sur la route 66 qui traverse les Etats-Unis : interminablement rectiligne, elle n’est bordée que des maigres arbustes que la nature à bien voulu laisser croître sous cette chaleur. Même les cocotiers qui poussent partout dans la région, ont déserté cet endroit. Désert et terriblement ensoleillé… Il ne manque plus que les vautours et quelques notes vibrantes d’harmonica…

C’est l’heure de manger pourtant ! Je sors les seules victuailles que nous ayons, celles qu’on nous avait données dans l’avion : quelques cacahuètes, pour faire taire nos ventres qui gargouillent et surtout nos enfants. Nous ne sortons pas de la voiture, il n’y a pas un seul endroit pour s’abriter du soleil : le siège en cuir commence à fondre sous mes cuisses… Mais il y a une justice, cependant : le téléphone portable a été inventé (presque 40 ans déjà !) pour sauver les pauvres malheureux comme nous dans la détresse (et les ados boutonneux de leur ennui). Oh, chance ! notre gentil chauffeur en possède un. En même temps qu’il commande une dépanneuse, il téléphone à un bon Samaritain qui, normalement, devrait arriver d’ici peu dans une voiture rouge.

Nous voici donc à scruter l’horizon, lançant des œillades et des sourires de séduction à toutes les voitures rouges qui se présentent.  Nous trouvant cependant dans un pays où célérité et efficacité ne sont pas les maîtres-mots, nous poireautons un petit moment avant de finalement voir surgir notre sauveur dans sa voiture bleue !

Cette épreuve est certainement survenue pour que nous appréciions encore plus le cadre enchanteur dans lequel nous séjournons maintenant depuis quelques jours et où, en fin de compte, il n’y a pas que les planchistes qui y coulent des jours heureux.plage-copie-2.jpg

Rédigé par mamagalo

Publié dans #C'est la vie!

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Papypamegalo 17/02/2012 07:17

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