Salvador de Bahia

Publié le 29 Août 2013

Retour sur le chemin du travail. Sortie de mon hibernation estivale, je retrouve mon clavier qui me faisait son œil de merlan frit, tout attristé que je le délaisse depuis si longtemps…

C’est qu’elle a bourlingué la vacancière ! Un petit tour en France pour recharger les batteries familiales, amicales, amoureuses aussi (merci les nounous-mamies qui nous ont permis des jolis moments à deux !) et gustatives enfin…j’ai encore la bave à la bouche larme à l’œil en repensant à ces barbecues de magret, ces plateaux de fromages et ces beaux melons-parme-porto qui nous ont enchantés pendant quelques semaines. Et puis, on a prolongé le plaisir d’être avec la famille élargie, en terres brésiliennes : fierté de faire découvrir ce si merveilleux pays qui nous a accueillis, fierté aussi de faire apprécier les usages et les coutumes que nous avons appris à connaître, fierté enfin de servir de guide aux voyageurs français auprès de ces brésiliens que nous aimons tant.

Nous avons commencé notre périple par Salvador de Bahia. C’est une ville métissée, colorée, vivante, aux senteurs d’Afrique, aux traditions ancestrales encore bien présentes.

Salvador de Bahia
Salvador de Bahia
Salvador de Bahia

On se réjouit de voir les bahianaises danser de façon alanguie au son des percussions, pieds nus sous leurs multiples épaisseurs de jupes, nous donnant l’envie de se réfugier dans les dentelles de ces Vénus callipyges.

On a adoré tout ce qui s’est offert à nous : des démonstrations de capoeira, au concert de plein air, en passant par les plages, les multiples églises et les marchés. J’ai, d’ailleurs, un fort penchant pour les marchés (j’avais déjà fait tout un article sur celui de Belo Horizonte), qu’ils soient touristiques, propres et aménagés ou plus authentiques comme celui de São Joaquim, dans la ville basse de Bahia.

Nous sommes arrivés dans ce dernier sous des trombes d’eau, sommairement vêtus de capes de pluie que nous avions achetées à la hâte, qui nous collaient au corps, nous donnant l’air de caniches ridicules sortis du bain. Ce marché était couvert de quelques tôles protégeant les étals disposés de façon plus ou moins régulière et laissant place à des gouttières qui rendaient le sol boueux et nos chaussures encore plus humides. Le coin des bouchers offrait un spectacle délirant de langues de bœufs pendant misérablement au bord d’une table, d’abats entreposés en des tas peu appétissants et d’hommes aux haches habiles tranchant des carcasses (j’en ai même vu un ramasser un morceau tombé sur le sol boueux, le frotter rapidement pour le remettre ensuite « en rayon » !). Dans le coin des maraîchers, on pouvait acheter des tas de patates, patates douces, manioc ou fruits tous plus exotiques les uns que les autres transporté là sur des brouettes de fortune.

Salvador de Bahia
Salvador de Bahia

Tout cela m’a enchantée. Encore une merveille brésilienne à inscrire sur la liste déjà longue des trésors nationaux …

Rédigé par Marianne Mamagalo

Publié dans #Brésil

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voyage au Brésil 27/09/2013 16:34

Quel joli quartier, avec ces maisons tout en couleurs. Elles ont un charme très exotique. Par contre, du côté de la boucherie, on dirait qu’il y a du souci à se faire. J’aime bien visiter les marchés quand je viens dans un pays, parce qu’on peut y trouver les produits locaux et faire connaissance avec les habitants. Mais un marché boueux et pas très hygiénique comme celui que tu nous décris ne me donne franchement pas très envie de m’y rendre. Au fait, que signifient les petits rubans accrochés à la clôture ? J’imagine qu’ils ne sont pas là par hasard.

Marianne Mamagalo 27/09/2013 22:12

Moi, j'aime bien tous les marchés, surtout pour m'y promener, mais effectivement, je n'y achèterais pas toujours mes produits alimentaires! Cela dit, on est parfois, nous, européens, un peu trop à cheval sur l'hygiène!
Les petits rubans viennent de l’Eglise de Bonfim de Salvador de Bahia : à l'origine, les gens l'accrochaient aux grilles des églises, ce qui était censé leur permettre d'exaucer leurs prières. A présent, les gens (surtout les touristes!) se le nouent au poignet ou à la cheville en faisant un vœu qui ne se réalisera qu'une fois le ruban tombé. C'est une jolie tradition colorée...

sandy 03/09/2013 00:36

Je ne suis pas encore capable de servir de guide sur ma petite île de Tubuai mais serais ravie de vous y accueillir malgré tout. Ici l'accueil des gens est absolument exceptionnel et même si nous devons acore ajuster quelques petites choses, nous sentons déjà que cette vie va être belle!! Bonne reprise à vous et à très vite de lire des articles si bien écrits et qui vont rêver et voyager.

Marianne Mamagalo 09/09/2013 02:03

J'aimerais bien, en effet, que tu puisses me servir de guide sur ta belle île!
Profitez bien de toutes les merveilleuses choses qu'elle a à vous offrir.

bouissette 31/08/2013 14:57

j'adore les photos !! On vaoyage avec des phrases ensoleillées ma chérie ! Kari

Marianne Mamagalo 09/09/2013 02:02

J'attends de voir tes photos de Bali!!

Sophie 30/08/2013 00:44

Oh, Bahia! Mon avant-goût de l'Afrique comme je te garde dans mes tripes!

Marianne Mamagalo 09/09/2013 02:01

C'est vrai qu'elle est plein des odeurs, des rythmes et de la force de sa cousine africaine.