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Aujourd’hui, j’ai décidé de plagier l’hilarante Ginie qui a écrit une lettre à la elle-même de quand elle avait 16 ans. Après un bref calcul, je me suis donc aperçue que j’avais dépassé cet âge tendre de l’adolescence depuis…belle lurette. En quelques mots, voilà ce que je me dirais :

Chère moi,

 

C’est moi. Je t’écris du futur, tu sais, un peu comme Marty Mac Fly qui aurait remonté le temps avec sa Dolorean. Tu vois, il y a des films qui marquent : on a encore des redif des 3 épisodes de « Retour vers le futur » sur France 2, de temps en temps. Enfin, quand je dis France 2, je veux dire Antenne 2. D’ailleurs, maintenant, on a bien plus de 6 chaînes à la télé : aujourd’hui, le temps que tu zappes sur toutes les chaînes, tu ne sais même plus ce qu’il y avait sur la première !

Bon, sinon, tu ne t’en es pas si mal tirée dans la vie…au vu de tes ambitions proches du néant, de toute façon, tu ne pourras pas être déçue par  ton avenir. T’as raison, profite de ta vie : un peu d’étude, beaucoup de copains (et ça va continuer encore longtemps comme ça) et sans t’en apercevoir, tu arriveras à un boulot finalement pas trop mal dans la grande maison déjà hantée par plusieurs de tes ancêtres, l’Éducation Nationale !

J’en profite aussi pour te féliciter : enfin, tu te réveilles côté mecs, parce que tu as mis le temps (15 ans d’attente avant de découvrir que tu avais des attributs intéressants pour le sexe opposé, belle performance !). D’ailleurs, celui que tu convoites en ce moment, tu devrais peut-être le garder comme ami sur Facebook, parce qu’il va devenir commentateur sportif à la télé. Mince, Facebook n’existe pas encore…c’est un peu comme quand tu files ton cahier de texte à tous tes copains pour qu’ils te mettent un mot drôle à la fin, ou te dire que t’es la plus coooool et vachement sympa aussi. Bientôt, d'ailleurs, tu vas pouvoir jeter le minitel qui est au bureau : il va arriver un truc beaucoup plus énorme sur l’ordinateur. Internet, ça s’appelle.

Ah, j’oubliais : quand on dépasse 30 ans, on n’est pas fini, tu sais…moi j’approche des 40 et je n’ai même pas encore un pied dans la tombe, mes cheveux, ni mes dents ne tombent. D’accord, j’ai l’air un peu moins d’un poupon que toi actuellement et ma garde-robe est un peu mieux déterminée que la tienne (d’ailleurs, il faut vraiment que tu mettes au feu ce chemisier Promod, imitation Cacharel, avec plein de fleurs dessus : il est horrible !).

Bon, je te laisse et continue sur ta lancée…tout va bien se passer.

Moi

 

PS : Vanessa Paradis et Pagny, ça ne va pas durer, elle va se taper plein d’autres stars après.

PS2 : Michael Jackson va arriver à devenir encore plus blanc et moche que maintenant. Et non, il n’est pas immortel.

 

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Par mamagalo - Publié dans : C'est la vie! - Communauté : Eclectique
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Lorsqu’on doit s’exprimer dans une langue que l’on maîtrise mal, cela peut parfois nous jouer des tours, comme, par exemple (ce qui m’est déjà arrivé), quand on emploie des tournures de phrases désuètes ou d’un niveau de langue trop soutenu (tout droit sorti d’une méthode d’apprentissage vieillotte) et qu’on peut apercevoir chez notre interlocuteur un sourire amusé ou une visible incompréhension.

La semaine dernière, j’étais à mon cours de badminton, accompagnée de deux collègues, écoutant avec attention notre prof brésilien, qui expliquait l’exercice qui allait suivre. Puis, lorsqu’il clôt son discours par un sonore « parédon »,  nous nous regardons toutes les trois, l’air abruti dubitatif, nous interrogeant sur le sens de ce dernier mot. Par ailleurs, notre professeur, toujours avide de connaissances, aime qu’on lui dise des mots en français, qu’il répète avec un charmant accent, pendant que nous feignons l’admiration béate de professeurs fiers de leur disciple. J’indique donc à mes collègues que le mot « parédon » doit certainement désigner le mot français « pardon », prononcé à la brésilienne (la lettre r étant bien difficile à prononcer dans ce coin du globe). Nous le corrigeons donc, en bonne maîtresses que nous sommes, lui disant plusieurs fois le mot, correctement énoncé. Notre cher Paulo, s’exécute aimablement, en répétant de façon bien appliquée ce nouveau mot français, si exotique à son oreille. Sur quoi, il nous incite à nous recentrer sur nos exercices, nous désignant le mur contre lequel les autres élèves ont déjà commencé à jouer, et accompagnant son geste d’un clair « parédon »…qui, nous le comprenons alors, voulait dire «paredão », c’est-à-dire : « sur le grand mur » !

Dans la lignée des bourdes linguistiques, on m’a rapporté cette autre anecdote. Avant de laisser sa fille à son cours de piano, une maman de mon entourage discuta un moment avec le professeur brésilien de celle-ci, pour s’informer des progrès de sa progéniture. Le professeur, tout heureux de pouvoir faire montre de ses connaissances dans la langue de Molière, parlait sans retenue avec la maman. Elle caressa même le chien de cette dernière, qu’elle accompagna d’un gentil : « La petite salope ! ». La maman, ravalant sa surprise, sa gêne et son fou rire, laissa sur cette aimable parole, le professeur avec sa fille pour une heure de solfège, de gammes et de déchiffrage de morceaux complexes.

Le soir, de retour à la maison, la jeune fille avoua à sa mère qu’elle aussi, durant le cours, s’était vue gratifiée d’un « petite salope », accompagné d’une amicale tape dans le dos, ce qui n’avait pas manqué de la déstabiliser quelque peu ! Note pour la maman : il faudrait vraiment qu’elle se dévoue pour expliquer le sens peu sympathique de ce mot au professeur de piano !

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Par mamagalo - Publié dans : Les petits mots choux - Communauté : Voyage, découverte et rêverie
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Parmi les navets, les films à gros budget ou les blockbusters américains, il arrive que sorte du lot un petit bijou merveilleusement filmé, au scenario impeccable ou aux acteurs formidables. « Le discours d’un roi » en fait partie, selon moi –et selon bon nombre d’autres personnes, au vu des multiples récompenses  qu’il a reçues-.

Vous me direz que je suis un peu à la traine, au niveau cinéma…c’est vrai ! Etant au Brésil, je ne vais plus guère dans les salles obscures et suis contrainte de regarder des films plus trop en vogue, sur mon écran de télé.

Tant pis, ce film m’a tellement émue, que  j’avais envie d’en parler : cela donnera peut-être des idées à ceux qui ne l’ont pas encore vu !

le-discours-d-un-roi.jpg

C’est l’histoire du futur Georges VI, avant son accession au trône de roi du Royaume-Uni, peu avant la seconde guerre mondiale. Pour la petite anecdote, on voit aussi, dans le film, sa petite fille Elisabeth, que l’on connait aujourd’hui grand-mère et chapeautée en toutes occasions.

Ce personnage, interprété brillamment par Colin Firth, avait un problème de taille, pour un homme public : il était bègue. L’histoire raconte donc son combat contre ce mal qui le handicape et sa rencontre avec Lionel Logue (merveilleusement interprété par Geoffrey Rush), qui fut chargé de rééduquer celui-ci, de lui rendre une contenance, une dignité et la force d’un grand orateur. Ce duo d’hommes, ni jeunes, ni beaux, avec leurs parcours de vie un peu bancals, aux caractères très affirmés me fit vibrer tout au long du film. J’ai aimé leurs fragilités affichées ou suggérées et leurs confrontations, parfois violentes ; l’isolement de cet homme né de haut rang et finalement les moments où il s’autorise à lâcher prise avec son soignant, qui deviendra un peu plus que ça.

Ces deux acteurs géniaux, avec, en prime Helena Bonham Carter en épouse déterminée du roi Georges VI, ont donc donné vie à cette histoire, qui pourrait pourtant paraître un peu ennuyeuse vue de l’extérieur. La musique aussi est divine…Il ne vous reste plus qu’à le regarder ou même le revoir !

 

Pour continuer dans les satisfactions de l’âme, je voulais vous faire partager cette chanson de Maria Gadù, musicienne de São Paulo, que l’on peut entendre sur de nombreuses radios brésiliennes.

Cette chanson est douce, la voix de Maria  Gadù est légèrement roque et suave, elle parle des beautés de la nature : c’est cette même chanson qui, lorsque je serai rentrée en France, me fera revenir ici, vers cette terre de soleil, m’emmènera au pays où le langage chuinte comme une caresse et balance comme une danse. Pour moi, c’est aussi ça, le Brésil :

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