Publié le 30 Juin 2014

Je ne pouvais pas clore ce chapitre brésilien sans parler de notre dernière escapade et enfoncer le clou dans vos éventuelles envies de voyage outre-Atlantique. J’en entends déjà, les moqueurs, dire que fais mon Johnny qui, partant pour une ultime tournée d’au revoir, prépare secrètement son retour sur les planches 6 mois plus tard… Nonobstant mes adieux larmoyants à Curitiba, il n’en demeure pas moins que mon séjour se prolonge, dans le Nord du Brésil cette fois.

Voilà donc une tournée bien plaisante pour moi : une semaine dans le parc de dunes des Lençois suivie d’une autre dans la délicieuse Jericoacoara.

Les Lençois, lorsqu’on s’y rend juste après la période des pluies est une succession de réserves d’eau logées entre des dunes. Ces dernières ressemblent à celles qui me faisaient tant rêver lorsque je regardais, petite, la retransmission du Paris-Dakar sur mon écran de télévision (oui, parce qu’à présent ils ont déplacé Dakar au Chili et l’Afrique en Amérique du sud : la magie de la télé moderne !). D’immenses montagnes de sable blanc, donc, qui prennent des couleurs dorées au soleil couchant…une merveille ! D’autant plus extraordinaires qu’à leur pied, des petits lacs aux couleurs turquoises accueillent les petits baigneurs (mes crapouilles en l’occurrence) qui s’élancent du haut de la dune et atterrissent, après maintes roulades- sauts-culbutes dans ces eaux douces et transparentes… on se croirait presque dans un décor de film de science-fiction, tellement l’impression d’étrangeté mêlée d’harmonie des deux éléments eau-sable est forte. Seules les silhouettes d’un ou deux groupes de marcheurs du désert, au sommet de dunes éloignées, perturbent le sentiment de solitude et de calme qui règne dans ce paysage somptueux.

Ultimo viagem no Brasil!!
Ultimo viagem no Brasil!!

Nous avons prolongé ce moment magique par une nuit en hamac, dans l’auberge d’Antonio, réputée pour servir les meilleures crevettes de la région : couchés tôt (dès l’arrêt du groupe électrogène, en fait), levés avec le soleil, bercés par le vent, les bruits de la nature, mais aussi par les ronflements des voisins de hamac !

Ultimo viagem no Brasil!!

Pour terminer, nous faisons une pause à Jericoacoara, autrefois lieu de prédilection des hippies, qui, aujourd’hui, accueille nombre de kite surfers, windsurfers et surfers tout court, ses rues sont en sable et se parcourent à pied, en buggy ou à cheval : un passage hors du temps où celui-ci, justement, va bien trop vite nous amener vers la fin de notre périple brésilien !!

Voir les commentaires

Publié le 19 Juin 2014

Ça y est, on est parti de notre ville d’adoption pendant trois ans. Nous avons vidé notre appartement, rendu la voiture, quitté Curitiba…

Au revoir Curitiba et ses rues quadrillées comme un échiquier. Au revoir Curitiba et ses coins dangereux que je n’ai jamais trouvés. Au revoir à ses femmes-échassiers, bravant les pavés du haut de leurs escarpins.

Adieu, enfin, aux araucarias qui crèvent les pneus des vélos, aux queros-queros qui font peur aux enfants et à tous ces parcs qui nous ont tant de fois accueillis pour nos parties de foot et nos courses en vélo.

Adieu, chère école, qui a rythmé nos années, nous faisant enchaîner voyages scolaires, rallyes maths et spectacles de fin d’année.

Au revoir, surtout, aux amis à qui l’on n’a pas eu le courage de dire l’essentiel, ceux dont espère qu’ils auront compris notre pudeur et combien leur amitié nous aura été précieuse durant ces trois ans. Ce fut une parenthèse enchantée où tout fut plus fort, plus rapide, plus intense : on se dépêche de découvrir, d’apprendre, de visiter, d’aimer, de vivre…

Adieu, donc, à ces trois années qui nous ont tant apporté et qui nous auront laissé une marque indélébile.

Voilà, c'est fini...

Voir les commentaires

Publié le 12 Juin 2014

Le temps s’est pressé pour arriver jusqu’à l’heure H, et la fièvre est montée à mesure que la journée avançait, ici…dans les rues on en n’entendait plus que des trompettes, vuvuzelas et autres klaxons, pour nous prouver que les brésiliens ont encore un peu la foi dans cette satanée coupe qui a coûté si cher.

La ville s’est parée de jaune et de vert aujourd’hui, nombre de brésiliens ne travaillaient pas cet après-midi et se ruaient dans les boutiques pour compléter leur panoplie en attendant le coup de sifflet initial…

Copa do Mundo !

De la jeune fille à la moins jeune, des amoureux (c’était d’ailleurs leur fête, au Brésil, mais la coupe leur a un peu volé la vedette) au groupe de potes, de la voiture au balcon d’immeuble : tout s’est mis aux couleurs du Brésil. Et l’on peut trouver absolument tout ce que l’on souhaite estampillé Brazil et Copa do mundo : casquette et bonnet, tee-shirt, pull, maillots, écharpe, déco de voiture pour rétro-capot-vitre, drapeau, sifflet, gourde, lunettes...tout vibre le jaune et transpire le vert !

Copa do Mundo !

Un grand bravo pour ce bel hymne, tout d’abord, qui a fait trembler tout le stade de São Paulo et m’a émue comme si j’étais au beau milieu des supporters et pour cette jolie victoire, ensuite, car elle a été méritée… et, si je n’étais pas un peu chauvine, je souhaiterais même à cette belle nation la victoire finale…

Copa do Mundo !

Voir les commentaires

Publié le 24 Mai 2014

Je ne sais pas quelle est l’ampleur du phénomène en France, mais ici, au Brésil, le petit autocollant de la FIFA est présent dans tous les foyers. C’est la folie du ballon rond, du joueur de foot au sourire figé, de l’emblème brillant…bref, le règne de Panini a commencé. Panini, déjà, sévissait quand j’étais gamine et même bien avant. Ça a commencé en 1961, en Italie, par des images de footballeurs, puis ça s’est développé à tout un tas de domaines : Marvel, dessins animés de Walt Disney, stars de la chanson, animaux et tout ce qu’on peut imaginer de prendre en photo et de coller sur un album. Moi, à l’époque, j’étais particulièrement fière d’avoir terminé mon album des Bisounours (je pense qu’on n’a pas trouvé plus cucul depuis l’invention de Panini, mais j’assume !).

Panini problem'!

Donc, ici, c’est comme une organisation secrète qui tenterait de s’introduire dans toutes les familles et manipuler les esprits, rendant dingos chacun de leurs membres, du plus petit au plus âgé. Car, officiellement, ce sont les enfants qui font leur album de la coupe du monde, mais en réalité, ce sont les parents qui échangent les doubles avec leurs collègues, sous prétexte d’aider leur fils, ce sont eux, encore, qui achètent, quotidiennement, le petit paquet vert qui contiendra, peut-être le morceau d’image de stade qui manque, ou l’emblème hyper rare de telle équipe. Ce sont eux, encore, qui, dans certaines familles en donnent 5 ou 10 paquets d’un coup à leur progéniture, faisant paraître les autres parents comme de misérables radins du kiosque à journaux.

C’est tout un monde d’initiés qui s’est ouvert à moi. Au début, d’ailleurs, je demandais au kiosquier, dans mon portugais hésitant des « images autocollantes de la FIFA », maintenant, en grande professionnelle de l’achat d’étiquettes, je sais qu’on dit « figurinhas ». Et chacun s’organise à sa façon : du plus traditionnel, qui note dans une grille les images qu’il possède déjà et celles qu’il a en double (car, je peux vous assurer que les tas de doubles peuvent être vraiment conséquents !!). Il y a ceux, plus modernes, qui ont téléchargé l’appli sur leur téléphone, qui tient à jour le décompte de leurs stickers, leur permettant ainsi de ne pas se trimballer l’album partout avec eux et il y a ceux, enfin, qui connaissent le contenu exact de leur album, se souvenant si tel joueur ou tel autre figure déjà dans le précieux recueil.

Panini problem'!

Et ces fameux doubles qui s’échangent sous le manteau, ont modifié totalement nos rencontres amicales ou familiales, transformant celles-ci en un moment de troc et de commerce. Les cours de récréation voient s’étaler les joueurs de foot sur le sol des terrains de jeux et parlementer les gamins sur l’importance de telle ou telle image qui en vaut deux autres ou qui est trop rare pour être donnée. Chaque dimanche, à présent, on ne fait plus son jogging dans un parc, on ne joue plus au Monopoly avec ses enfants…on commerce sur la place d’Ukraine, à Curitiba (mais, bien sûr, chaque ville à sa « place du troc »), on se mêle aux dizaines de collectionneurs et on négocie : une figurinha brillante contre deux joueurs ; même tarif pour le grand Neymar qui vaut bien deux joueurs lui aussi…tout le monde vit au rythme de Panini et seuls ceux qui ont déjà terminé leur album, se sentent désœuvrés.

Si les frères Panini (dont le dernier s’est éteint il y a 6 mois) voyaient cela, ils seraient fiers de leur invention si simple mais pourtant si populaire!

Voir les commentaires

Publié le 17 Mai 2014

Après notre bref passage par Olinda, nos vacances de Pâques se sont poursuivies à Porto de Galinhas, village quelque peu touristique, aux rues ponctuées de boutiques et de restos… et de poulettes taillées et peintes dans des pieds de cocotiers, certaines en bikini, d’autres avec des yeux de biches (ce qui peu paraître paradoxal pour des gallinacées !) et d’autres enfin, avec une guitare à la main ou d’autres objet déments.

Porto de Galinhas, donc, une fois que l’on a fait le tour des deux rues piétonnes et photographié toute sa basse-cour, n’a pas un grand intérêt en elle-même. En revanche, ses alentours n’ont rien à envier aux destinations les plus paradisiaques de la planète, que recherchent les amoureux de sable blanc, de cocotiers et de douceur de vivre.

Du bleu, du bleu et un peu de blanc...

Nous étions logés à seulement 6 km de Porto, loin du monde, de la consommation, mais près de l’essentiel : le bonheur d’être ensemble, de profiter du temps qui passe, dans un cadre féérique.

Du bleu, du bleu et un peu de blanc...Du bleu, du bleu et un peu de blanc...

Notre pousada était sur la plage, mais ce n’était, pour mes crapouilles qu’un aspect secondaire de notre logement, cette dernière n’ayant, décidément pas le même attrait que la piscine, qui les amuse beaucoup plus…j’ai même fini par les forcer, un après-midi, à faire quelques mètres de plus pour aller à la plage, jouer dans les vagues et faire du body board !

Du bleu, du bleu et un peu de blanc...Du bleu, du bleu et un peu de blanc...

Nous avons fait la connaissance de Rosal, qui entamait déjà sa troisième ou quatrième vie, chacune bien remplie de multiples activités, boulots, rencontres et autres et s’était, à présent reconverti dans la navigation touristique. Il nous a, en effet, fait profiter de ses talents de batelier de jangada (sorte de barque, assez sommaire, faite de planches), nous amenant sur son territoire de prédilection : les piscines naturelles. On trouve là toutes sortes de poissons multicolores et peu farouches, des crevettes et des coraux, qui ont ravi nos mirettes de plongeurs du dimanche.

Du bleu, du bleu et un peu de blanc...
Du bleu, du bleu et un peu de blanc...

Nous ne sommes sortis de notre repaire qu’une journée pour nous rendre vers d’autres piscines naturelles, à quelques kilomètres de là, ce qui ne nous a finalement pas apporté grand-chose de plus, si ce n’est une délicieuse langouste grillée, dégustée les pieds dans le sable d’un restaurant de bord de mer.

Du bleu, du bleu et un peu de blanc...

Cette petite semaine fera partie, je crois, des plus beaux souvenirs que j’emporterai en partant du Brésil, grâce à toute cette beauté préservée et sauvage et ces gens authentiques et sans concession, qui vous font vivre leur pays autrement.

Voir les commentaires

Publié le 11 Mai 2014

Pendant nos vacances de Pâques, nous avons fait un petit crochet par Olinda, ville au nord de Recife.

Elle tiendrait son nom du capitaine, qui, en la découvrant poussa un cri d’émerveillement et s’exclama : « Oh ! Linda ! » (Oh ! La belle !). Et il est vrai qu’on ne peut qu’être sous le charme de cette ville colorée et un brin désuète.

Elle est célèbre pour son carnaval de rues qui voient défiler, au milieu de badauds, des grands personnages confectionnés dans le secret d’un garage ou d’un hangar des mois durant. Nous avons pu en admirer quelques vestiges de l’année passée qui rappellent à chacun, à chaque coin de rue, que la fête n’est pas si loin et reviendra vite.

Olinda, la belle.

Cette ville lumineuse est noyée dans la verdure tropicale, au milieu de laquelle on voit parfois émerger une vieille église un peu abîmée par le temps ou son célèbre phare. Ses ruelles pavées sont bordées de maisons colorées qui donnent un air joyeux à notre balade.

Olinda, la belle.

Et c’est quand le soir tombe que l’animation est la plus grande : des groupes viennent jouer et chanter le plaisir d’être ensemble ou d’être « entre les mains de Dieu », de nombreuses cuisinières s’animent autour de leur brasiers de fortune, proposant des brochettes, des pasteis (sortes de beignets) ou des tapiocas (crêpes de farine de manioc fourrées).

Olinda, la belle.
Olinda, la belle.

De petits artisans vendent des colliers en graines, des écorces gravées ou des statuettes en terre. Ils sont là pour vendre, bien sûr, mais aussi pour discuter, prendre le temps de vous raconter leur passion ou des petits morceaux de leurs souvenirs.

Vendeur de CD gravés à 1 euro pièce.

Vendeur de CD gravés à 1 euro pièce.

On regrette, finalement, de ne pas rester plus longtemps pour profiter de la douceur tropicale du temps, des gens de là-bas et du paysage.

Voir les commentaires

Publié le 1 Mai 2014

T’as d’beaux cheveux, tu sais ?

Dans ma reconquête désespérée du cheveu doux et léger comme celui du nouveau-né (voir l’épisode 1 et l’épisode 2), j’ai testé le masque super hydratant fait maison.

Pour cela, rien de plus simple :

1 / faire tout ce qui suit loin de tout regard sensible

2/ ne pas avoir d’amour propre

3/ se munir d’un jaune d’œuf qu’on aura mélangé avec 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

4/ slalomer entre les hommes de la maison qui aimeraient bien savoir quelle délicieuse nouvelle recette de cup-cakes on est en train de leur préparer

5/passer aux choses humiliantes sérieuses

Donc, si vous avez gravi tous ces échelons avec succès, le bonheur capillaire n’est plus très loin…

Versez donc la mixture huileuse sur toute votre chevelure, au préalable, humidifiée (à chaud, c’est mieux, car les écailles du cheveu sont toutes ouvertes et prêtes à recevoir ce nectar – citation du célèbre poète Jean-Marc Maniatis-). Enveloppez ensuite celle-ci dans un film plastique alimentaire, pour être sûre d’avoir l’air vraiment ridicule auprès d’une éventuelle voisine qui viendrait, comme un fait exprès, quérir un peu de sucre pour pouvoir manger ses crêpes, juste à ce moment-là. Cela dit, le côté pratique de ce déguisement de fakir est d’empêcher l’huile de dégouliner et de vous éviter ainsi de vous transformer en churros géant baignant dans le gras.

Laissez poser autant de temps que supportable aux yeux de votre chéri amoureux-mais-faut-pas-pousser-quand-même et de vos enfants-qui-eux-ne-se-gênent-pas-de-se-foutre-de-votre-gueule (moi, j’ai tenu 2 heures).

Et finalement : rinçage, shampooinage, rerinçage, et là, le verdict : une merveille !

Dire que j’ai cassé mon PEL pour pouvoir acquérir toutes sortes de soins hors de prix pour sauver de la coupe, le foin qui me tient lieu de perruque, que j’ai bichonné ceux-ci comme jamais je ne le fais avec mon gentil chéri et que j’ai même fait appel à un rebouteux pour exorciser ma tête…

A présent je sais ce qu’il faudra que je fasse chaque semaine et – ma générosité étant sans bornes- je vous ai livré mon secret de beauté, ridiculement à portée de tous : de l’huile et un œuf (auxquels certains ajoutent une banane ou un avocat écrasé – mais il ne faut pas pousser mémé, non plus-)…Alors, bonne préparation culinaire à tous, vous m’en direz des nouvelles !

Voir les commentaires

Publié le 19 Avril 2014

Je sors enfin de ma léthargie scripturale, due à une période de travail plutôt chargée qui s’est achevée par un voyage scolaire, lequel a fini de faire disparaître mes dernières forces.

Pour tout dire, le voyage m’évoque plutôt des terres lointaines, le dépaysement et le farniente. Je prie, au passage, les hommes d’affaires qui passent plus de temps dans le salon VIP des aéroports que dans celui plus feutré de leur demeure, d’excuser ma candeur de prof toujours en vacances (ça c’est un peu pour la provoc !!)…

Mais le voyage scolaire est encore autre chose : on ne s’occupe pas de soi, on ne gère pas, non plus, des dossiers professionnels, mais on fait en sorte qu’un groupe d’enfants aux âges et éducations différentes vivent des émotions, s’amusent, grandissent aussi. Ce qui n’est pas de tout repos, car il y a les gamins qui ont des bobos au corps et à l’âme 3 fois dans le séjour, il y a ceux qui ne savent pas se savonner, il y a tous ceux à qui on fait les tartines du matin, ceux qui tombent du lit, réveillant une partie de la chambrée, ceux qui mangent la pizza Margarita sans tomates, ceux qui en enlèvent le fromage et ceux qui, enfin, ne s’encombrent d’aucune considération culinaire, grattant la garniture pour ne dévorer que la pâte.

Et bien heureusement, ce n’est pas que cela, sinon, pourquoi alors des fournées entières d’instit et de profs s’encombreraient chaque année de la corvée de s’expatrier plusieurs jours et nuits durant, loin de leur foyer ? Ces classes transplantées sont le siège de tout un tas de nouveaux sentiments qui naissent chez certains élèves : l’excitation de se retrouver entre copains pendant un long moment, la nouveauté d’être loin des parents et de s’en sortir quand même – sans bisous du soir, sans les céréales qu’on aime tant, sans les mots doux de maman lorsqu’on s’écorche le genou- et le plaisir de la découverte d’un lieu, d’activités, de sensations, qui n’appartient qu’au groupe et qu’on pourra raconter à la famille dès son retour, tel un explorateur ayant découvert les Amériques. Les profs sont là les témoins de tous ces changements et montrent aussi leurs facettes cachées qui ne se dévoilent, généralement, que dans l’intimité de leur maison.

Nous avions donc jeté notre dévolu d’éducateurs sur la grande São Paulo.

En quelques mots, cette mégalopole de près de 11 millions d’âmes est : fourmillante, embouteillée, culturelle, dynamique, moche. Cependant, elle ne manque pas de ressources pour les amateurs de visites en tous genres.

Le zoo est magnifique pour qui aime les animaux encagés et les éléphants autistes qui dodelinent de la tête (je fais du sarcasme, mais il vaut vraiment le détour), l’aquarium est pas mal du tout, mais doit certainement être entretenu par les poissons eux-mêmes.

Des enfants et São Paulo.

Le parc des sciences doit, lui aussi, être entretenu par les poissons de l’aquarium, qui ne sortent pas trop de l’eau ces derniers temps…de quoi vous laisser imaginer l’état de délabrement des bâtiments… c’est bien dommage car les activités proposées sont formidables (ou le furent, pour certaines, qui ne fonctionnent plus).

Des enfants et São Paulo.

Nous avons, dans notre course folle, visité aussi trois musées : le MASP (musée d’arts) qui a ma préférence, présentait une expo temporaire fantastique sur divers peintres français ou assimilés (Gauguin, Matisse, Modigliani, Toulouse-Lautrec entre autres pointures du pinceau), le musée du foot qu’il faut vraiment visiter une année de coupe du monde et fait de belles rétrospectives sur l’histoire du foot (j’ai particulièrement aimé celle de l’année 1998…Cocorico !) et sur l’histoire tout court et le musée de la langue portugaise enfin, qui m’a un peu ennuyée, à vrai dire.

Des enfants et São Paulo.

Evidemment, l’essentiel était surtout dans les chambrées de filles et de garçons, le soir, quand les grands discutaient de choses secrètent qu’ils taisaient à l’approche des adultes et quand les plus petits jouaient des parties de cartes endiablées souhaitant qu’on oublie l’heure du coucher.

Voir les commentaires

Publié le 30 Mars 2014

Quand je me suis vue décerner un Liebster Award par Fafa nomad, je me suis demandée si cela avait un quelconque lien avec le homard (lobster en anglais), ce qui, du coup me questionnait sur le bien-fondé de la fierté qui était montée en moi lorsque j’ai pris connaissance du mail de Fafa…allons, allons, peux-tu te sentir honorée d’avoir gagné le prix de la moule de Saint-Germain-du-Pinel ou bien encore celui de la meilleure soupe de Lanta (ça, c’est un vrai prix qui est décerné chaque année dans mon village !!) ? Ça ressemblerait presque à un film de les Nuls…

Et le Liebster est attribué à...

Et puis j’ai quand même regardé ce que voulait dire Liebster : ça vient du mot allemand qui veut dire le préféré. Bon, dans ce cas-là, je sens gonfler en moi mon ego qui la jouait profil bas…pas trop quand même car cet award-là n’est attribué qu’aux blogs qui ont moins de 200 abonnés sur Hellocotton.

Donc, je me lance : je dois d’abord écrire 11 choses sur moi, puis répondre aux 11 questions de Fafa et finalement choisir 11 autres blogs délaissés par les abonnés et leur poser 11 nouvelles questions…ça ressemble étrangement aux chaînes-pyramides qui vous permettent de gagner de l’argent ou de faire naître la chance dans votre vie amoureuse…

Donc, 11 choses sur moi :

  • J’ai l’accent toulousain, ce qui n’est pas totalement une fierté parce que ça ne fait pas très sérieux ni très girly, bien que cela soit une façon de revendiquer mon appartenance à une région que j’aime.
  • Je me ronge les ongles jusqu’à la pulpe, ce qui est un comble lorsqu’on vit au pays de la féminité et de la manucure.
  • J’adore les activités manuelles (Fimo, papier mâché, couture…).
  • Je crois que j’ai choisi mon métier d’instit pour ça : forcer mes élèves à faire ces trucs que j’aime bien faire !
  • Je suis bordélique à la maison (mes tas de fringues de chaque jour de la semaine sont dispersés dans la maison), mais je suis super maniaque dans l’ordre qui doit régner dans ma classe : c’est grave docteur ?
  • J’adore les jeux de société.
  • Je viens d’avoir 39 ans : je crois que la crise de la quarantaine me guette (envie de me construire un destin extraordinaire, sortir de mon train-train, tout ça…).
  • En juin, je finis mon expat et je me demande si je vais continuer mon blog…il faudrait que je trouve une nouvelle destination d’expatriation !!
  • J’aimerais avoir un coiffeur de star à la maison pour être toujours au top, dès le saut du lit, comme dans les séries.
  • J’aurais trop aimé me faire des piercings partout pour avoir l’air rebelle, mais j’avais peur que ça fasse trop mal, alors je n’en ai aucun…
  • Je regrette un peu d’avoir mis une croix sur un troisième enfant.

1) As tu des petits surnoms, si oui lesquels?

Celui, pas très glamour, qui me vient de mon enfance c’est ‘Toutoune’ et celui donné par mon chéri c’est ‘Liloute’.

2) Cite-moi une qualité et un défaut que les autres t'attribuent en général?

Je suis plutôt facile à vivre, mais, ce qui va avec, j’ai du mal à dire franchement ce que je veux, à dire non aussi, quand ça s’impose.

3) Un pays que tu aimerais visiter?

Il y en a une ribambelle !! Alors, disons, le Viet Nam et la Mongolie.

4) Une des plus grosses hontes de ta vie?

Roooo…j’ai trop honte de le dire !

5) Le dernier truc qui t'as fait bien marrer?

En ce moment, je fais plein d’origamis et l’autre jour j’ai trouvé un trésor : l’origami pénis !! J’y ai passé du temps, mais je suis arrivée à le faire. Mon chéri était gentiment affligé de voir le mal que je me suis donné, puis de voir ce résultat phallique ridicule, ça nous a bien fait rire !

6) L'article de ton blog dont tu es le plus fière?

Pas de fierté particulière, j’essaie d’écrire honnêtement chaque article.

Celui qui a eu le plus de commentaires en direct ou après coup, c’est celui où je raconte ma première fois au salon de beauté brésilien : un grand moment.

7) Si on t'offrait un voyage sur la lune, accepterais-tu?

Pas sûre…il n’y a personne sur la Lune ! Ce qui enrichit les voyages, c’est essentiellement la découverte des gens, de leur culture. L’inconvénient de la Lune c’est qu’il n’y qu’un seul type de paysage (enfin, d’après ce qu’on ma dit !!).

8) Ton plus beau souvenir de vacances/voyage?

Tous mes voyages sont remplis de beaux souvenirs, parce que ce sont des moments où on découvre, où on partage. Alors disons, la nature sauvage dans le Pantanal (une région du Brésil) et l’arrivée au pied des glaciers, en Argentine.

9) Un truc que tu détestes quand tu prends l'avion?

Tout ! D’ailleurs, je prends des cachets pour ne pas y penser dès que je m’y installe.

10) Les langues étrangères que tu maîtrises?

Anglais, espagnol et portugais depuis que je vis au Brésil.

11) Ce que tu mets toujours dans ton bagage à main, à part ton téléphone et ton passeport?

Un livre, le MP3 de mes enfants rempli d’histoires et un jeu pour patienter avec eux dans les aéroports.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mes questions aux 11 prochaines nominées :

  1. Ça t’apporte quoi de bloguer ?
  2. Qu’est-ce que tu fais de pas très glamour, chaque jour ?
  3. Quel métier ferais-tu si tu pouvais changer ?
  4. Quel chanteur bien ringard aimes-tu écouter ?
  5. Quel est ton film préféré ?
  6. Tu n’as jamais envie d’arrêter d’écrire ton blog ?
  7. Tu préfères les vacances routard ou les vacances spa-resort ?
  8. Quel est le mot que tu aimes dire?
  9. Quelle est la chose la plus folle que tu aies faite ?
  10. As-tu une petite manie ?
  11. Y a-t-il une chose que tu aimerais vraiment faire avant 2015 ?

Et voilà, donc, les blogs nominés :

Wanderingcity

BloodyAnna

Le chat rose

Lemon June

Cheesecakes and Travels

Fanala

Tiger wishes

Atelierscammit

Trois fois maman

Cactus rose

Les escapades

Voir les commentaires

Publié le 20 Mars 2014

Le boulot d’instit peut être merveilleux, drôle, attendrissant, mais aussi parfois ingrat voire désespérant…

C’est notamment quand on apprend aux enfants à conjuguer au passé simple (franchement, qui dit encore : « Nous vous passâmes les tomates et vous fîtes une délicieuse sauce avec. » ??) que l’on sent notre motivation d’éducateur défaillir. Ou bien, encore, lorsqu’on tente de leur expliquer que « C’est alors », ne PEUT PAS s’écrire « Cet alors », ni même « Ces talors », et que là, on se demande vraiment pourquoi, bientôt, il va falloir attaquer le plus-que-parfait... Ou, enfin, quand on s’évertue à leur faire croire que la proportionnalité ça peut être vraiment drôle, persuadés que notre aura d’enseignant suffira à leur faire gober n’importe quoi !

Et puis, dans ces moments d’intense réflexion grammairienne, de cogitations mathématiques, surgit un instant de pure félicité, comme l’autre jour, quand, corrigeant avec ma classe un exercice sur l’accord de l’adjectif, un élève, très fier d’avoir trouvé la solution se déhanchait sur sa chaise, le doigt tendu bien haut pour être interrogé.

« Tu as donc trouvé le féminin de pluvieux ?

-Ah oui, c’est pluvieille ! »

Ça peut être un point de vue, après tout, la vieillesse pouvant s'accompagner de pensées sombres et nuageuses voire même orageuses …

C’est en tout cas, dans ces moments-là, que j’aime plus que tout enseigner !

Leçon d'orthographe

Voir les commentaires