Publié le 30 Mars 2014

Quand je me suis vue décerner un Liebster Award par Fafa nomad, je me suis demandée si cela avait un quelconque lien avec le homard (lobster en anglais), ce qui, du coup me questionnait sur le bien-fondé de la fierté qui était montée en moi lorsque j’ai pris connaissance du mail de Fafa…allons, allons, peux-tu te sentir honorée d’avoir gagné le prix de la moule de Saint-Germain-du-Pinel ou bien encore celui de la meilleure soupe de Lanta (ça, c’est un vrai prix qui est décerné chaque année dans mon village !!) ? Ça ressemblerait presque à un film de les Nuls…

Et le Liebster est attribué à...

Et puis j’ai quand même regardé ce que voulait dire Liebster : ça vient du mot allemand qui veut dire le préféré. Bon, dans ce cas-là, je sens gonfler en moi mon ego qui la jouait profil bas…pas trop quand même car cet award-là n’est attribué qu’aux blogs qui ont moins de 200 abonnés sur Hellocotton.

Donc, je me lance : je dois d’abord écrire 11 choses sur moi, puis répondre aux 11 questions de Fafa et finalement choisir 11 autres blogs délaissés par les abonnés et leur poser 11 nouvelles questions…ça ressemble étrangement aux chaînes-pyramides qui vous permettent de gagner de l’argent ou de faire naître la chance dans votre vie amoureuse…

Donc, 11 choses sur moi :

  • J’ai l’accent toulousain, ce qui n’est pas totalement une fierté parce que ça ne fait pas très sérieux ni très girly, bien que cela soit une façon de revendiquer mon appartenance à une région que j’aime.
  • Je me ronge les ongles jusqu’à la pulpe, ce qui est un comble lorsqu’on vit au pays de la féminité et de la manucure.
  • J’adore les activités manuelles (Fimo, papier mâché, couture…).
  • Je crois que j’ai choisi mon métier d’instit pour ça : forcer mes élèves à faire ces trucs que j’aime bien faire !
  • Je suis bordélique à la maison (mes tas de fringues de chaque jour de la semaine sont dispersés dans la maison), mais je suis super maniaque dans l’ordre qui doit régner dans ma classe : c’est grave docteur ?
  • J’adore les jeux de société.
  • Je viens d’avoir 39 ans : je crois que la crise de la quarantaine me guette (envie de me construire un destin extraordinaire, sortir de mon train-train, tout ça…).
  • En juin, je finis mon expat et je me demande si je vais continuer mon blog…il faudrait que je trouve une nouvelle destination d’expatriation !!
  • J’aimerais avoir un coiffeur de star à la maison pour être toujours au top, dès le saut du lit, comme dans les séries.
  • J’aurais trop aimé me faire des piercings partout pour avoir l’air rebelle, mais j’avais peur que ça fasse trop mal, alors je n’en ai aucun…
  • Je regrette un peu d’avoir mis une croix sur un troisième enfant.

1) As tu des petits surnoms, si oui lesquels?

Celui, pas très glamour, qui me vient de mon enfance c’est ‘Toutoune’ et celui donné par mon chéri c’est ‘Liloute’.

2) Cite-moi une qualité et un défaut que les autres t'attribuent en général?

Je suis plutôt facile à vivre, mais, ce qui va avec, j’ai du mal à dire franchement ce que je veux, à dire non aussi, quand ça s’impose.

3) Un pays que tu aimerais visiter?

Il y en a une ribambelle !! Alors, disons, le Viet Nam et la Mongolie.

4) Une des plus grosses hontes de ta vie?

Roooo…j’ai trop honte de le dire !

5) Le dernier truc qui t'as fait bien marrer?

En ce moment, je fais plein d’origamis et l’autre jour j’ai trouvé un trésor : l’origami pénis !! J’y ai passé du temps, mais je suis arrivée à le faire. Mon chéri était gentiment affligé de voir le mal que je me suis donné, puis de voir ce résultat phallique ridicule, ça nous a bien fait rire !

6) L'article de ton blog dont tu es le plus fière?

Pas de fierté particulière, j’essaie d’écrire honnêtement chaque article.

Celui qui a eu le plus de commentaires en direct ou après coup, c’est celui où je raconte ma première fois au salon de beauté brésilien : un grand moment.

7) Si on t'offrait un voyage sur la lune, accepterais-tu?

Pas sûre…il n’y a personne sur la Lune ! Ce qui enrichit les voyages, c’est essentiellement la découverte des gens, de leur culture. L’inconvénient de la Lune c’est qu’il n’y qu’un seul type de paysage (enfin, d’après ce qu’on ma dit !!).

8) Ton plus beau souvenir de vacances/voyage?

Tous mes voyages sont remplis de beaux souvenirs, parce que ce sont des moments où on découvre, où on partage. Alors disons, la nature sauvage dans le Pantanal (une région du Brésil) et l’arrivée au pied des glaciers, en Argentine.

9) Un truc que tu détestes quand tu prends l'avion?

Tout ! D’ailleurs, je prends des cachets pour ne pas y penser dès que je m’y installe.

10) Les langues étrangères que tu maîtrises?

Anglais, espagnol et portugais depuis que je vis au Brésil.

11) Ce que tu mets toujours dans ton bagage à main, à part ton téléphone et ton passeport?

Un livre, le MP3 de mes enfants rempli d’histoires et un jeu pour patienter avec eux dans les aéroports.

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Mes questions aux 11 prochaines nominées :

  1. Ça t’apporte quoi de bloguer ?
  2. Qu’est-ce que tu fais de pas très glamour, chaque jour ?
  3. Quel métier ferais-tu si tu pouvais changer ?
  4. Quel chanteur bien ringard aimes-tu écouter ?
  5. Quel est ton film préféré ?
  6. Tu n’as jamais envie d’arrêter d’écrire ton blog ?
  7. Tu préfères les vacances routard ou les vacances spa-resort ?
  8. Quel est le mot que tu aimes dire?
  9. Quelle est la chose la plus folle que tu aies faite ?
  10. As-tu une petite manie ?
  11. Y a-t-il une chose que tu aimerais vraiment faire avant 2015 ?

Et voilà, donc, les blogs nominés :

Wanderingcity

BloodyAnna

Le chat rose

Lemon June

Cheesecakes and Travels

Fanala

Tiger wishes

Atelierscammit

Trois fois maman

Cactus rose

Les escapades

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Publié le 20 Mars 2014

Le boulot d’instit peut être merveilleux, drôle, attendrissant, mais aussi parfois ingrat voire désespérant…

C’est notamment quand on apprend aux enfants à conjuguer au passé simple (franchement, qui dit encore : « Nous vous passâmes les tomates et vous fîtes une délicieuse sauce avec. » ??) que l’on sent notre motivation d’éducateur défaillir. Ou bien, encore, lorsqu’on tente de leur expliquer que « C’est alors », ne PEUT PAS s’écrire « Cet alors », ni même « Ces talors », et que là, on se demande vraiment pourquoi, bientôt, il va falloir attaquer le plus-que-parfait... Ou, enfin, quand on s’évertue à leur faire croire que la proportionnalité ça peut être vraiment drôle, persuadés que notre aura d’enseignant suffira à leur faire gober n’importe quoi !

Et puis, dans ces moments d’intense réflexion grammairienne, de cogitations mathématiques, surgit un instant de pure félicité, comme l’autre jour, quand, corrigeant avec ma classe un exercice sur l’accord de l’adjectif, un élève, très fier d’avoir trouvé la solution se déhanchait sur sa chaise, le doigt tendu bien haut pour être interrogé.

« Tu as donc trouvé le féminin de pluvieux ?

-Ah oui, c’est pluvieille ! »

Ça peut être un point de vue, après tout, la vieillesse pouvant s'accompagner de pensées sombres et nuageuses voire même orageuses …

C’est en tout cas, dans ces moments-là, que j’aime plus que tout enseigner !

Leçon d'orthographe

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Publié le 15 Mars 2014

Ah, la maternité ! On se berce d’illusions de grandeurs, on se fait des promesses éducatives et l’on se dit avec grand enthousiasme qu’on prendra bien soin de respecter les rythmes de notre enfant, qu’on jouera le plus possible avec lui pour éveiller son sens de l’observation, de la déduction, qu’on discutera de la vie avec lui, aussi… tout ça, c’est quand, pendant neuf mois, on élabore un plan de carrière pour notre futur rejeton, faisant déjà porter sur ses frêles épaules tout le poids de nos ambitions maternelles.

C’est comme ça qu’avec mon cher et tendre, nous nous étions mis en tête de ne pas laisser nos deux garçons tomber dans le panneau de la sexualisation des jouets, obligeant les petites filles à faire le ménage avec un mini-balai, à changer leur poupée qui fait pipi comme une fontaine ou à vêtir leur Barbie avec des robes de traînée et faisant croire aux petits garçons que le mâle se doit de bricoler, de posséder une belle voiture rouge et de combattre, tout cela induit par des jouets de grande qualité intellectuelle tel que GI Joe ou les LEGO Chima.

Barbie ou Batman?

Donc, tentant de rester fidèles à nos envies de non-discrimination sexuelle, nous avons offert à nos enfants une poupée et une dinette parallèlement aux jeux de construction ou aux circuits de voitures.

Mais ça c’était avant… Avant l’influence non négligeable de l’école et du nombre grandissant des petits copains rencontrés sur les bancs de la récré, avant les mercredis après-midis passés chez Paco et sa merveilleuse salle de jeux de vrai petit boy, avant les cadeaux des papis et mamies dont certains trouvaient nos lubies un peu folles.

Maintenant, mes deux crapouilles ont toute la panoplie : déguisements de pirates avec sabre à la ceinture, arc et flèches à ventouse, vaisseau Star Wars avec sabre laser assorti et même, comble de l’horreur, un Nerf. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une sorte de fusil mitrailleur qui envoie des balles en mousse, le nôtre poussant le luxe jusqu’à être muni de piles pour que l’éjection soit automatique…du grand art dans la sauvagerie enfantine.

Bref, je suis une mère faible…

Et pour parfaire mon image de mère imparfaite, j’ai ajouté au bout des balles en mousse des petits bouts de Velcro et fabriqué une cible en feutrine, donnant ainsi l’impression à mes tireurs d’élite d’être les Robin des Bois du salon.

Barbie ou Batman?
Barbie ou Batman?

J’ai même poussé le vice jusqu’à leur faire des épées en origami (et pour les plieurs en herbe, le tutoriel est ici), peut-être pour justifier, ma passion futile pour l’art du pliage…

Barbie ou Batman?

J’espère en tout cas, qu’ils ne penseront pas, plus tard, que l’aspirateur n’est réservé qu’aux femmes ni que force et courage sont l’apanage des seuls hommes…tout cela à cause de leur mère qui n’a pas su résister au chant des sirènes du marketing !

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Publié le 11 Mars 2014

Le weekend dernier dans la pousada dans laquelle nous logions, il y avait un petit garçon qui parlait beaucoup, nous abreuvant de discours axés sur un seul thème. Il avait l’air d’être effrayé par des choses, somme toute banales…il avait l’air bizarre diraient certains. Jusqu’à ce que je le voie sauter sur place en faisant des mouvements de mains répétés : on aurait dit qu’il tentait de s’envoler.

Il m’a alors rappelé un de mes petits élèves autistes (ce qu’il était en définitive), que j’avais en France, lorsque j’enseignais dans une classe spécialisée. C’était sa façon à lui de se retrouver, de prendre possession de son corps qu’il devait parfois perdre un peu en chemin. Ce mouvement m’a toujours attendrie car il ressemblait alors à un oisillon qui aurait voulu s’envoler du nid.

Du monde de l’autisme, la plupart des gens ne connaissent que « les autistes savants », ces Rainman qu’on peut voir dans les reportages du dimanche après-midi. Mais dans la réalité, nombreux sont les enfants atteints de ce trouble, qui ne parlent même pas et sont bien incapables de compter ne serait-ce que 3 cure-dents dans une boîte (pour ceux qui se rappellent de ce fameux passage du film avec le bouleversant Dustin Hoffman). Pour appréhender le monde tel qu’ils le perçoivent, il faut s’imaginer parachuté à la NASA avec pour mission d’envoyer une navette sur mars : on ne comprend pas tout ce langage mathématique si compliqué, ni comment parvenir à notre but, ni enfin ce que peuvent bien nous raconter les experts en aéronautiques qui aimeraient tellement qu’on y arrive. Un monde un peu flou et étrange…

L’enfant qui battait des ailes.

Ces enfants-là sont porteurs d’un trouble envahissant du développement (TED pour les intimes), c’est-à-dire qu’ils n’arrivent peu ou pas à communiquer et leur système sensoriel dysfonctionne de façon plus ou moins prononcée.

Envahis, ils le sont par des tas d’habitudes, de peurs, de manies et autres bizarreries. Mais ils sont surtout attachants avec leurs rituels immuables, ou drôles lorsqu’ils tentent de reproduire des choses qu’ils ont vues, apprises ou entendues. Un de mes élèves, par exemple, fan de Tex Avery, lorsqu’il en avait assez de moi, faisait semblant de s’insurger en prenant la voix de Porkypig, ou bien encore se jetait contre un mur, se laissant glisser en lançant un "Aaaaaaah!" théâtral, comme peuvent le faire les personnages de dessin animé. Mais il faisait tout cela avec un regard de malice, il avait juste sa façon à lui de me faire comprendre.

L’enfant qui battait des ailes.

Ils ont besoin d’un peu plus de temps, d’attention et de patience que des enfants ordinaires qui, eux, finalement, arriveront vraiment à s’envoler du nid, un jour, pour voler de leurs propres ailes…

Et pour le souvenir...

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Publié le 4 Mars 2014

Weekend prolongé, bord de mer sauvage et luxuriant dans l’état de São Paulo.

Hier soir, affamés par un long après- midi de sieste et de hamac, nous avons très rapidement trouvé notre havre de sustentation, notre paradis huîtrier : le « Ponto das ostras ».

Il faut savoir que le français est comme le Mac Donald : il essaie de s’insinuer partout et notamment ici, dans ce petit coin de Brésil où un Breton a amené son savoir-faire ostréicole, ponctuant ainsi un bras de mer de tables accueillant des banquets d’huîtres, qui attendent que la marée aie terminé ses caprices.

Le « Ponto das ostras », donc, nous a ouvert ses bras assez tôt dans la soirée, dans son ambiance un brin ringarde, où on se serait attendu à avoir les Deschiens comme voisins de table. Les nappes à grosses fleurs aux couleurs exubérantes collaient à nos coudes délicats et faisaient concurrence aux porte-condiments en forme de brouette, sur lesquels mes 2 crapouilles ont eu tôt fait de faire main-basse. C’est alors des courses de brouettes qui se sont engagées sur la nappe horticole faisant choir le sel qui répandait son contenu sur celle-ci ou donnant le tournis au vinaigre apeuré de tomber de son minable carrosse.

Ça c’est carnaval !

La déco générale était dans le même ton mi-kitsch, mi-underground diraient certains. Les chaises, faites de planches grossières, devaient peser le poids d’une baleine morte, m’obligeant à m’asseoir dessus en adoptant la technique dite de la feuille, consistant à se glisser entre la table et le dossier, sans avoir à déplacer l’animal de peur que mes douleurs de presque-quadragénaire ne se réveillent dans la lutte sans merci avec ce mobilier des plus sophistiqués. Les murs étaient partiellement recouverts de coquilles d’huîtres, présentant même, par endroit, des formes d’animaux marins intégralement réalisés avec ces séduisants coquillages (…et non, le prénom du patron n’était pas Juste, pourtant !). Les murs, suintant la moisissure auraient ravis plus d’un contrôleur de l’hygiène française…et pourtant, nous avons passé un moment délicieux, les huîtres l’étant merveilleusement et les serveurs l’étant tout autant nous ont questionné sur l’huître française et nous ont raconté sa culture à la brésilienne…ce fut un chouette repas !

Ça c’est carnaval !

Sortant de ce festin, le Carnaval nous avait attendus pour démarrer et c’est dans la rue principale munie de barrières et de quelques petits gradins, qu’a défilé le premier bloco de la soirée : « O bloco do caranguejo », c’est-à-dire le groupe du crabe. Nous avons ainsi continué dans l’ambiance délirante du resto : la chanson de ce groupe parlait des crabes qui montent et qui descendent au gré de la marée, les danseurs munis de sortes de sac-à-dos-crabes faisaient des chorégraphies venues tout droit du fond de la mer et le char, digne représentant des profondeurs aquatiques, ne déméritait pas non plus, portant, en son centre une sirène-potiche coincée dans son costume, qui ne pouvait nous adresser que des mouvement de bras.

Ça c’est carnaval !
Ça c’est carnaval !Ça c’est carnaval !

Encore un moment mémorable, que nous avons terminé en suivant le bloco et en dansant, tant bien que mal la chorégraphie du crabe.

Ça c’est carnaval !

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Publié le 20 Février 2014

Il y a quelques temps, j’ai pu lire dans le magasine brésilien « Istoé », un article qui m’a émue.

Ce dernier raconte comment Virgilio Viana s’est battu pour promouvoir la culture des indiens d’Amazonie aux prochains Jeux Olympiques.

Virgilio Viana fut, en 2003, le premier secrétaire de l'Environnement et du développement durable pour la région Amazone et n’a cessé, depuis, de mettre en avant et de protéger les richesses de celle-ci. Il est aujourd’hui président de la FAS (Fondation Amazonas Sustainability), qui est chargée, notamment de mettre en place le programme Bolsa Floresta, qui est le premier projet brésilien certifié au niveau international à soutenir et promouvoir la conservation de l'environnement traditionnel et l'amélioration de la qualité de vie des populations, la valorisation de l'homme et de la forêt en Amazonie.

Virgilio cherchant un moyen de mettre en avant les populations indigènes de la forêt, lors des prochains JO du Brésil en 2016, fut frappé par la dextérité de jeunes garçons au tir à l’arc. Imaginez ! Ces adolescents, pour pouvoir se nourrir, marchent chaque jour pendant des heures dans la forêt, à l’affût du moindre signe animal, chassant les proies terrestres ou volantes avec une précision balistique extrême. On peut ainsi facilement se figurer leur habileté dans le maniement de l’arc.

Virgilio proposa donc la candidature de jeunes indiens de différentes ethnies pour participer aux JO. Cela, au départ, ne fut pas accueilli avec le plus grand enthousiasme par le sélectionneur brésilien, estimant que ces indiens n’étaient pas formés aux techniques et matériels nécessaires à l’obtention d’une reconnaissance olympique.

L’entêtement de Virgilio et la virtuosité des jeunes archers eurent finalement gain de cause et ce sont actuellement six indiens qui s’entrainent quotidiennement, espérant faire partie de l’équipe brésilienne de tir à l’arc et rêvant ainsi de détrôner les champions olympiques en titre Sud-Coréens.

Parcours fléché.

J’espère de tout cœur qu’ils réussiront dans leur quête, ce qui permettrait de montrer à notre monde de compétition et de productivité que le talent se trouve partout, mais aussi de protéger, peut-être le fragile univers de ces tribus amazones et leurs traditions séculaires.

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Publié le 9 Février 2014

Voici Marta : chaque jour, elle reste dans le bus deux heures durant, avant d’arriver au travail. Celui-ci consiste à nettoyer, rester debout pour repasser, piétiner en passant la serpillère ou encore enlever les couches de poussière sur des meubles qui ne lui appartiennent même pas…et encore, je reste assez poétique dans la description des tâches ! Elle repart ensuite comme elle était venue après avoir plus ou moins discuté selon que ses patrons se sentent l’esprit du grand PDG de leur propre maison, ou celui du collaborateur qui serait reconnaissant du travail fourni par cette petite bonne femme. Deux heures de bus, donc, pour rentrer chez elle.

Mais Marta, elle prend la vie du bon côté : elle trouve le temps, à chaque fois, de faire un gâteau à mes deux crapouilles rien que pour le plaisir de les voir se goinfrer à 16h, elle nous raconte la vie de sa paroisse et nous fait profiter de ses tenues chics lorsqu’elle se rend directement à l’église après le travail. Elle nous explique, aussi, que sa fille devra beaucoup payer et s’endetter pour rentrer à l’université et espérer un jour devenir psychologue.

Elle est joyeuse. Et comme nombre de brésiliens, elle ne compte pas ses heures, ni le nombre des petits boulots qu’elle accompli ou des grands coups de mains qu’elle donne. Et surtout, elle redresse la tête et ne souffle pas. J’en entends certains qui diront que c’est de la résignation, mais pas du tout, c’est une richesse qui l’empli et qui lui permet de profiter de tout ce que Dieu lui accorde. Car Dieu est omniprésent ici, c’est lui qui fédère, c’est lui qui uni et qui vous accorde un répit à chaque messe.

Jeudi, Marta nous a annoncé fièrement, que chaque soir depuis quelques jours elle prenait des cours de coiffure pour pouvoir, bientôt installer un petit salon chez elle. Elle nous a même avoué que : « toutes les filles, au cours de coiffure, se battent pour pouvoir me coiffer, parce que je suis la seule à avoir une si longue chevelure rouge ! »…une merveille…le même enthousiasme que ma nièce quand elle revient de l’école en virevoltant de bonheur d’avoir trouvé une nouvelle amie. Et Marta est repartie, la tête pleine de nouveaux noms de produits et de coupes ; elle allait acheter toute la panoplie pour son futur nouveau travail.

Je crois que la majorité des brésiliens sont comme cela : enthousiastes, courageux, optimistes et par-dessus tout, ils ont compris le sens des mots solidarité et échange.

C'est quoi le bonheur?

C’est peut-être un peu tout cela le bonheur, non ?

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Publié le 2 Février 2014

Vendredi matin, Gaspard, avant notre départ pour l’école, m’expliquait combien il aimait prendre son temps, ce qui l’a amené à louer les mérites des vacances et des weekends. Ce petit globe-trotter se mit ensuite à réfléchir à son avenir dans le monde des adultes : il se demandait s’il existe un métier où on peut voyager souvent (entendons par là des voyages de loisir et de farniente !). Je lui répondis qu’il pourrait écrire dans des guides touristiques (Guide du Routard, si tu me lis, dans quelques temps tu recevras peut-être une nouvelle candidature !). Après mûres réflexions, il m’affirma qu’il serait plutôt informaticien : il travaillerait 10 semaines et enchaînerait avec 10 semaines de vacances… ça m’a l’air pas mal, il faudrait que j’en parle à nos amis informaticiens : je ne comprends pas pourquoi ils ne font pas plus souvent de pause dans leurs périodes de travail !

Par ailleurs, mon petit paresseux ayant appris avec sa maîtresse la chanson de France Gall, dans laquelle la chanteuse s’interroge sur l’identité de la personne ayant eu l’idée folle d’inventer l’école, il termina ses intenses réflexions par une phrase du plus bel effet dans une famille de profs : « Si seulement Charlemagne n’avait pas existé, on aurait pu glandouiller comme on veut ! ».

Qui a eu cette idée folle?

Et là, j’imagine la perspective d’une telle éventualité : des enfants toujours collés à nos basques, plus de grèves (gnark, gnark, gnark ! ça c’est pour amener de l’eau au moulin de tous ceux qui trouvent qu’on râle trop dans l’éducation nationale !!) et moi, je serais à l’heure actuelle, esthéticienne, cosmonaute ou vendeuse de tongs à Ouarzazate…qui sait ?

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Publié le 29 Janvier 2014

Suite à mon article traitant de mes grotesques problèmes capillaires, une gentille dame de chez Klorane m’a écrit un long mail (quand on y pense, il est un peu effrayant que la simple mention d’une marque dans un petit article, ne passe même pas inaperçue…L’œil scrutateur de notre Big Brother internet est décidément plus affûté que je ne le supposais !). La charmante chargée de communication, donc, m’indiqua que, au vu de la nature pourrie rebelle de ma chevelure, je n’avais pas choisi les bons produits.

Elle m’a donc conseillé la gamme de produits au dattier du désert (tout un programme !) de Klorane (elle ne m’a pas vendu du Garnier, hein !) et m’a même fait parvenir ; gracieusement le shampooing, le masque et la crème sans rinçage (avec tout ça, je suis blindée, on va bientôt m’appeler Casque d’Or !).

Finalement, après utilisation pendant quelques temps, je suis ravie (et mes cheveux aussi !) de l’effet produit. Tout d’abord, c’est un bonheur chaque fois renouvelé pour mes narines exigeantes d’ouvrir les flacons, car leur odeur me fait voyager et leurs parfums d’épices me donnent l’impression de déambuler sur la place Jemaa el Fna.

Les textures des trois produits sont très agréables : ni trop liquides, ni trop pâteuses.

Mais surtout, ils tiennent leurs promesse d’hydratation et laissent les cheveux tout doux et brillants (dit comme ça, on croirait que j’ai troqué ma chevelure contre une perruque de star…après tout, moi aussi je le vaux bien !!).

En conclusion, je donnerais une mention très bien à ces produits (c’est plus fort que moi, c’est quand même mon métier de mettre des notes !). Klorane n’a pas forcément une image glamour mais fait des produits de bonne qualité et vraiment adaptés à chaque type de cheveux.

J’accorderai, en prime, les félicitations du jury au service de communication qui est humain et efficace.

Note pour plus tard : écrire d’autres articles en glissant, mine de rien, des noms de marques sympas pour pouvoir tester des crèmes ou des parfums à l’œil…peut-être que ça marche à tous les coups !!

Article sponsorisé par Klorane (ou presque !)

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Publié le 22 Janvier 2014

Ushuaia : toute une époque. C’était, pour moi, le magasine de l’extrême, avec Nicolas Hulot, dans des situations pas possibles, essayant d’expliquer à son public ses ressentis, ses impressions, avec un tuba, un masque à oxygène ou un foulard collé sur la bouche, selon le thème de l’émission, façon Dark Vador. Ushuaia, c’est aussi une marque de produits de beauté qui sentent bon la vanille ou la noix de coco : c’est le savon que j’achète quand je pars en vacances à Narbonne, pour avoir l’impression d’être un peu plus près des Caraïbes…

Finalement, j’ai découvert que Ushuaia n’était pas, en réalité, un nom accrocheur sortit tout droit de la tête d’un génial publicitaire, mais le nom de la ville la plus australe au monde, LA ville du bout du monde, tout au sud de l’extrémité sud des terres argentines…après, c’est l’océan et plus loin, l’antarctique. Une ville mythique, donc.

Tout y est royalement grand, beau ou appétissant :

Ushuaia, la ville de l’extrême.

Les pingouins sont royaux :

Les crabes aussi (mais à ne surtout pas commander si l’on va manger chez le prince Charles : on ne peut faire autrement que de s’en fourrer jusque derrière les oreilles !).

Ushuaia, la ville de l’extrême.

Les paysages et les barrages de castors ne le sont pas moins :

Ushuaia, la ville de l’extrême.

Et une petite originalité du coin –qui démontre au passage que le temps n’est pas toujours calme et splendide- : les arbres « drapeaux » (ce à quoi, mon chéri planchiste, habitué aux paysages ventés, a rétorqué qu’on avait les mêmes à Leucate !) :

Ushuaia, la ville de l’extrême.

Ce fut à nouveau un beau moment de visites et surtout de randonnées dans le parc de la terre de feu et dans tous les environs montagneux d’Ushuaia…un retour aux sources et un bon bol d’air !

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